Aigles de Gascogne : le gérant répond aux accusations de maltraitance

Sommaire6 sections
  1. 01Une controverse née à Clermont-Ferrand
  2. 02Ce que dénonce l’association
  3. 03Ce que répond le gérant
  4. 04Un cadre réglementaire distinct des animaux sauvages
  5. 05Des partenariats scientifiques revendiqués
  6. 06Un nouveau parc en projet dans le Gers

Un spectacle de vol de rapaces donné en Auvergne a valu à l’entreprise gasconne Les Aigles de Gascogne une accusation publique de maltraitance, portée par une association de protection animale. Guillaume Roche, le gérant, conteste chaque point et détaille les autorisations dont dispose son établissement. Voici ce que chaque camp affirme, et ce qui relève du fait établi.

Une controverse née à Clermont-Ferrand

L’entreprise Les Aigles de Gascogne, basée à Gazax-et-Baccarisse dans le Gers et dirigée par Guillaume Roche, propose des spectacles de fauconnerie et de vol de rapaces. En juin 2024, l’un de ces spectacles s’est tenu en marge d’un événement médiéval à Clermont-Ferrand. L’association Projet Animaux Zoopolis a réagi publiquement à cette occasion, mettant en cause les méthodes employées pour dresser les oiseaux. La mairie de Clermont-Ferrand a maintenu la représentation, tout en indiquant travailler à une charte sur la condition animale dans les événements qu’elle organise.

Ce que dénonce l’association

Selon Projet Animaux Zoopolis, le dressage des rapaces présentés lors de ce type de spectacle reposerait sur le rationnement de la nourriture, une méthode que l’association qualifie de violente. Une pétition en ligne, portée par des militants de la cause animale et adressée à la mairie de Clermont-Ferrand, a demandé l’arrêt de ce genre de représentation. Ces accusations s’inscrivent dans un débat plus large en France sur la présence d’animaux sauvages ou non domestiques dans les spectacles ouverts au public.

Ce que répond le gérant

Guillaume Roche qualifie ces accusations de sans fondement scientifique et affirme que ses méthodes de dressage ne relèvent, selon lui, ni d’une infraction réglementaire ni d’une pratique jugée maltraitante par la littérature vétérinaire. Il indique que son établissement est soumis aux contrôles réguliers des services vétérinaires, de l’Office français de la biodiversité et de la direction régionale de l’environnement, et qu’il détient les autorisations délivrées par le ministère chargé de l’environnement ainsi que par la préfecture du Gers pour la détention et la présentation d’espèces non domestiques.

Un cadre réglementaire distinct des animaux sauvages

Les rapaces utilisés dans ce type de spectacle relèvent, en droit français, de la catégorie des animaux d’espèces non domestiques détenus en captivité, un statut différent de celui d’un animal sauvage vivant en liberté. Selon Guillaume Roche, cette distinction place son activité hors du champ d’application de la loi du 30 novembre 2021 contre la maltraitance animale, dont le volet sur l’interdiction des animaux sauvages dans les cirques itinérants doit entrer en vigueur en 2028. Cette loi vise en effet les cirques présentant des animaux sauvages au sens strict, une catégorie que le gérant estime ne pas concerner ses spectacles de fauconnerie.

Des partenariats scientifiques revendiqués

Guillaume Roche met en avant l’intérêt pédagogique de ses spectacles, censés sensibiliser le public à la faune sauvage, et affirme collaborer avec le Muséum national d’histoire naturelle, le Centre national de la recherche scientifique ainsi que plusieurs universités françaises et étrangères. Il cite en particulier une implication dans des programmes de conservation touchant l’aigle royal et le pygargue à tête blanche, deux espèces de rapaces suivies de longue date par les réseaux scientifiques européens. Ces affirmations, formulées par le gérant lui-même, n’ont pas fait l’objet d’une vérification indépendante rendue publique à ce jour.

Un nouveau parc en projet dans le Gers

Guillaume Roche développe par ailleurs, dans le Gers, un parc à thème consacré à d’Artagnan, dont l’ouverture était annoncée pour 2025. Il présente ce projet comme la suite naturelle de son activité de spectacles de rapaces. La controverse née à Clermont-Ferrand n’a, à ce stade, entraîné ni fermeture administrative ni procédure judiciaire connue à l’encontre de l’entreprise, et le débat reste ouvert entre les deux parties.

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