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Didier Masci devra payer plus de 30 000 € à l’association Trisk’ailes

Didier Masci a annoncé son intention de faire appel. Il espère ainsi obtenir une révision de la décision initiale.

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Didier Masci, contraint de régler une somme dépassant les 30 000 € à l’association Trisk’ailes,  a décidé de faire appel de la condamnation.

Un conflit de longue date

Didier Masci, le fondateur d’un centre de soins pour animaux sauvages à Languidic (Morbihan), est en conflit ouvert avec une partie de l’ancienne direction de son association, désormais renommée Trisk’ailes. Ce différend, qui dure depuis plusieurs années, porte principalement sur des loyers versés par Trisk’ailes sans qu’elle ne puisse accéder aux locaux, propriété de Didier Masci et de son ancienne compagne, également condamnée solidairement.

Volée de Piafs renommée en Trisk’ailes

Didier Masci a fondé l’association Volée de Piafs, connue pour la réhabilitation d’animaux sauvages. Cependant, suite à de profondes dissensions internes, il a quitté cette organisation en 2021 pour créer une nouvelle entité nommée Piafs. L’association Volée de Piafs a été rebaptisée Trisk’ailes par les nouveaux responsables.

Une condamnation financière majeure

Le 22 mai 2024, le tribunal judiciaire de Lorient a condamné Didier Masci à verser plus de 30 000 € à l’association Trisk’ailes. La condamnation est liée à des loyers impayés et au refus de céder le matériel du centre. Didier Masci évoque une décision de justice « catastrophique » qui, selon lui, détruit un centre de soins, une vie et 17 ans de bénévolat au service de la faune sauvage.

La situation précaire de Didier Masci

Actuellement, Didier Masci confie vivre dans des conditions précaires, en caravane. Il affirme n’avoir que très peu de biens saisissables, se résumant peut-être à un vélo ou, en tant qu’artisan, quelques machines.

Quel avenir pour les animaux du centre ?

Le centre de soins accueille actuellement environ 160 animaux. « S’il faut payer, nous devrons vendre », déclare Didier Masci. Une question cruciale se pose : Que deviendront les animaux si la vente du centre est nécessaire ? Aucune autre structure ne semble en capacité d’accueillir tous ces animaux.

La décision du tribunal en appel

La condamnation est exécutoire de droit par provision, ce qui signifie que l’association Trisk’ailes peut immédiatement réclamer le paiement des sommes dues, même en cas d’appel. Toutefois, Céline Vacher, la présidente de Trisk’ailes, indique qu’aucune décision n’a encore été prise sur la démarche à suivre.

Un possible appel ?

Malgré la lourdeur de la condamnation, Didier Masci a annoncé son intention de faire appel. Il espère ainsi obtenir une révision de la décision initiale. Ce rebondissement pourrait potentiellement le sauver de la situation financière difficile dans laquelle il se trouve plongé.

Source: www.ouest-france.fr