Les animaux en E : l’éléphant, l’échidné et l’escargot

découvrez une liste des animaux commençant par la lettre e dans le règne animal et apprenez-en plus sur ces espèces fascinantes. trouvez des informations intéressantes sur les éléphants, les écureuils, les etourneaux et bien d'autres encore.
Sommaire4 sections
  1. 01Deux géants qu’on confond parfois
  2. 02Petit peuple du sol et du jardin
  3. 03Chasseurs du ciel
  4. 04Sous la surface de l’eau

La lettre E ouvre sur des mondes très différents : la savane des éléphants, les jardins humides des escargots, le ciel où chasse l’épervier. Le texte d’origine y ajoutait un « épangler », un cétacé qui n’existe sous aucun nom en français ni en zoologie : il est écarté ici, remplacé par des espèces vérifiées.

Un éléphant d’Afrique adulte marchant dans une savane bordée d’arbustes épars.

Deux géants qu’on confond parfois

L’éléphant d’Afrique (Loxodonta africana) est le plus gros animal terrestre vivant, le mâle pouvant dépasser six tonnes. Ses oreilles, bien plus grandes que celles de l’éléphant d’Asie (Elephas maximus), servent aussi à évacuer la chaleur. Sa trompe, fusion du nez et de la lèvre supérieure, compte une quarantaine de milliers de muscles et lui permet de saisir une brindille comme d’arracher une branche.

L’élan (Alces alces) est le plus grand cervidé du monde, présent en Scandinavie, en Russie et au Canada, où on l’appelle orignal. Le mâle peut peser sept cents kilos et porte des bois qui tombent chaque hiver avant de repousser au printemps.

Petit peuple du sol et du jardin

L’échidné vit en Australie et en Nouvelle-Guinée. C’est, avec l’ornithorynque, l’un des deux seuls groupes de mammifères qui pondent des œufs. Ses piquants rappellent ceux du hérisson, mais sa langue gluante, capable de sortir plusieurs fois par seconde, capture fourmis et termites au fond de leurs galeries.

L’escargot petit-gris (Cornu aspersum) est hermaphrodite : chaque individu produit à la fois des ovules et des spermatozoïdes, ce qui double ses chances de rencontre. Il ralentit son métabolisme en été comme en hiver, scellant l’ouverture de sa coquille d’un film de mucus séché.

L’écrevisse à pattes rouges (Astacus astacus) est la seule écrevisse originaire de nos rivières. Elle a disparu de la majeure partie de son aire française en un siècle, victime d’une peste fongique introduite par des écrevisses américaines qui y sont, elles, résistantes.

L’épeire diadème (Araneus diadematus) se reconnaît à la croix blanche dessinée sur son abdomen. Elle démonte souvent sa toile chaque soir pour en tisser une neuve, recyclant la soie de la précédente en la mangeant.

Chasseurs du ciel

L’épervier d’Europe (Accipiter nisus) a des ailes courtes et une longue queue qui lui permettent de se faufiler entre les branches à pleine vitesse pour surprendre les petits oiseaux. C’est l’un des rapaces les plus communs des jardins et des lisières, souvent confondu avec le faucon crécerelle qu’il croise en vol.

L’effraie des clochers (Tyto alba) chasse au son seul, grâce à une face en forme de cœur qui capte les bruits et à un plumage qui rend son vol silencieux. Elle repère un mulot sous vingt centimètres d’herbe dans l’obscurité complète.

L’eider à duvet (Somateria mollissima) est un canard marin des mers froides du nord. La femelle s’arrache elle-même le duvet du ventre pour tapisser son nid, un duvet recherché pour son pouvoir isolant qu’on récolte après l’envol des petits.

L’émeu (Dromaius novaehollandiae), incapable de voler, est le deuxième plus grand oiseau vivant après l’autruche. C’est le mâle qui couve, seul, pendant huit semaines sans manger ni boire, avant d’élever les petits sans l’aide de la femelle.

L’étourneau sansonnet (Sturnus vulgaris) forme au crépuscule des nuées immenses et changeantes, les murmurations. Chaque oiseau règle son vol sur ses sept voisins les plus proches, ce qui suffit à produire ces vagues qui traversent le ciel sans collision.

Sous la surface de l’eau

L’espadon (Xiphias gladius) porte un rostre plat qui peut représenter le tiers de sa longueur totale, jusqu’à quatre mètres cinquante pour six cent cinquante kilos. C’est l’un des poissons les plus rapides de l’océan sur de courtes distances.

L’éléphant de mer du Sud (Mirounga leonina) est le plus grand des phoques, le mâle pouvant peser quatre tonnes. Il plonge à plus de mille cinq cents mètres de profondeur pour chasser calmars et poissons, en apnée pendant près de deux heures.

L’esturgeon européen (Acipenser sturio) est en danger critique d’extinction. Il ne se reproduit plus naturellement que dans le bassin de la Gironde, en France, où des programmes de repeuplement tentent de sauver la dernière population sauvage du continent.

L’épaulard (Orcinus orca), plus grand membre de la famille des dauphins, chasse en groupe selon des techniques transmises d’une génération à l’autre. Certaines populations ne mangent que des poissons, d’autres que des phoques ou d’autres cétacés, sans jamais mélanger les régimes.

L’étoile de mer commune (Asterias rubens) régénère un bras sectionné en quelques mois. Pour se nourrir de moules, elle sort son estomac par la bouche et le glisse entre les valves entrouvertes de sa proie avant de la digérer sur place.

Ces seize espèces ne couvrent qu’une partie de ce que la lettre E compte réellement, mais chacune repose sur un fait vérifiable, une mesure ou un comportement documenté. C’est cette exigence, plus que le nombre d’entrées, qui distingue une vraie liste d’une énumération gonflée d’inventions.

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