L’écureuil roux : vie solitaire, reproduction et description

découvrez le comportement et la description de l'adorable écureuil roux, un animal facinant de la nature.
Sommaire7 sections
  1. 01Une vie solitaire, sauf à la saison des amours
  2. 02Une acrobate qui vit dans les arbres
  3. 03Des journées rythmées par la recherche de nourriture
  4. 04L’automne, saison des réserves
  5. 05Les graines oubliées deviennent des arbres
  6. 06Territoire et prédateurs
  7. 07Une reproduction en deux temps

L’écureuil roux ne s’endort pas pour l’hiver. Quand le froid arrive, il ralentit, dort plus longtemps dans son nid, mais il continue de sortir pour retrouver les graines qu’il a cachées des semaines plus tôt. C’est cette mémoire des caches, plus que sa queue en panache, qui fait de lui un animal à part parmi les rongeurs européens.

Une vie solitaire, sauf à la saison des amours

écureuil roux perché sur une branche, queue en panache dressée, tenant une graine entre ses pattes avant

Sciurus vulgaris, l’écureuil roux d’Eurasie, vit seul l’essentiel de l’année. Les rencontres se limitent à la période de reproduction, entre décembre et l’été selon les régions, quand une hiérarchie se dessine autour des femelles réceptives : les mâles les plus âgés ont l’avantage sur les plus jeunes. En dehors de ces épisodes, chaque individu vaque à ses affaires sans chercher la compagnie de ses congénères.

L’espèce n’est pourtant pas territoriale au sens strict. Plusieurs écureuils peuvent partager le même domaine vital, la zone qu’ils parcourent au quotidien, sans se le disputer frontalement. Ils le signalent par des marques olfactives déposées sur les troncs, une façon de se tenir informés les uns des autres plutôt que de se chasser.

Une acrobate qui vit dans les arbres

L’écureuil roux descend rarement au sol. Ses griffes recourbées et ses articulations de cheville très mobiles lui permettent de descendre un tronc tête la première, une prouesse que peu de mammifères arboricoles réussissent. Sa queue touffue joue le rôle de balancier et de parachute lors des sauts d’une branche à l’autre, qui peuvent dépasser deux mètres.

Un adulte pèse entre 250 et 350 grammes pour une vingtaine de centimètres de long, queue non comprise, la queue ajoutant à elle seule 15 à 20 centimètres. Cette légèreté explique en partie son aisance dans les branches les plus fines, là où un animal plus lourd décrocherait.

Des journées rythmées par la recherche de nourriture

Actif de jour, l’écureuil roux passe la majorité de son temps éveillé à chercher à manger : graines de conifères, noisettes, glands, champignons, et à l’occasion des bourgeons ou de jeunes pousses. Le soir, il regagne un nid sphérique, le hère, construit de brindilles et de mousse dans une fourche de branches, ou installé dans un ancien nid de corvidé qu’il a rembourré à son goût.

L’automne, saison des réserves

Dès la fin de l’été, l’écureuil roux constitue des réserves qu’il enterre ou cache dans des anfractuosités d’écorce, un peu partout dans son domaine vital. Il ne fait pas de provision unique et centralisée : la stratégie repose sur la dispersion, qui limite les pertes si un renard ou un autre écureuil découvre une cachette.

Il ne tombe pas en léthargie profonde. Son métabolisme ralentit et ses sorties se raccourcissent, mais il reste capable de retrouver l’essentiel de ses caches grâce à l’odorat et, selon plusieurs études, à une mémoire spatiale des emplacements. Une bonne partie des graines enterrées ne sera cependant jamais déterrée.

Les graines oubliées deviennent des arbres

Les caches non retrouvées ne sont pas perdues pour la forêt. Une partie germe au printemps suivant, et l’écureuil roux participe ainsi, comme le geai des chênes le fait pour le chêne, à la dispersion des noisetiers et des conifères sur des distances que le vent seul n’atteindrait pas. Ce service rendu à la régénération forestière n’a rien d’intentionnel : c’est un effet secondaire de son étourderie.

Territoire et prédateurs

La taille du domaine vital varie fortement selon la richesse du milieu, de moins d’un hectare en forêt de feuillus productive à plusieurs dizaines d’hectares en peuplement de conifères pauvre en graines. Les mâles parcourent en général un territoire plus vaste que les femelles, en particulier à la saison des amours.

Ses prédateurs sont nombreux : le renard, la martre des pins, l’autour des palombes, la buse variable, la pie et certains rapaces nocturnes le chassent activement, et les chats et chiens domestiques prélèvent une part non négligeable des jeunes qui s’aventurent trop bas. Face à eux, l’écureuil roux compte surtout sur la vitesse, la verticalité et les branches trop fines pour ses poursuivants.

Une reproduction en deux temps

Une femelle peut avoir une ou deux portées par an, selon la disponibilité de la nourriture. La gestation dure environ 38 jours et donne naissance à trois ou quatre petits, aveugles et sans poils, qui restent au nid près de deux mois avant de commencer à explorer les branches voisines. L’espérance de vie dans la nature dépasse rarement quatre ans, alors qu’un individu protégé en captivité peut atteindre six à sept ans.

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