Le coyote : description, meute, régime et présence en ville

découvrez tout ce que vous devez savoir sur le coyote : son comportement fascinant, ses caractéristiques physiques et son habitat naturel. apprenez à mieux comprendre cet animal emblématique de l'amérique et son rôle dans l'écosystème.
Sommaire7 sections
  1. 01Un canidé, pas un félin
  2. 02Des déserts de l'Arizona aux trottoirs de Chicago
  3. 03Un régime qui s'adapte à la poubelle comme au terrier
  4. 04Couple monogame le jour, meute occasionnelle la nuit
  5. 05Deux à six petits, une hybridation surveillée avec le loup de l'Est
  6. 06Préoccupation mineure, mais pas sans ennemis
  7. 07La réputation de lâcheté ne survit pas à l'observation

Il y a un siècle, le coyote se limitait aux plaines de l'Ouest américain. Aujourd'hui, il chasse dans Central Park, traverse les banlieues de Chicago et s'est installé jusqu'au Costa Rica. Peu de mammifères d'Amérique du Nord ont autant élargi leur territoire depuis que les loups gris ont reculé, et cette expansion urbaine dit davantage sur le coyote que n'importe quelle fiche d'identité.

Un canidé, pas un félin

coyote au pelage gris-fauve, oreilles dressées et museau fin, en posture d'observation dans une prairie.

Le coyote (Canis latrans) appartient à la famille des canidés, aux côtés du loup et du renard, et non à celle des félins. Plus petit que le loup gris, il pèse entre 7 et 20 kg selon le sexe et la région, mesure de 75 à 100 cm de long sans la queue et se tient à environ 55 à 65 cm au garrot. Son pelage varie du gris fauve au roux selon les populations, avec des zones blanches sur la gorge et le ventre. Museau fin, oreilles longues et dressées, queue touffue portée basse : ce sont ces traits, plutôt que la couleur, qui permettent de le distinguer d'un chien errant à distance.

Des déserts de l'Arizona aux trottoirs de Chicago

Le coyote occupait historiquement les plaines et déserts de l'Ouest et du centre des États-Unis. La disparition progressive du loup gris, son principal concurrent et prédateur, lui a ouvert un territoire qui couvre aujourd'hui la quasi-totalité de l'Amérique du Nord, du Panama à l'Alaska, y compris une bonne partie du Canada. Depuis les années 1990, l'espèce s'installe durablement dans les grandes villes : on estime la population de coyotes du seul Grand Chicago à plusieurs milliers d'individus, avec des groupes reproducteurs suivis par GPS depuis plus de vingt ans.

Un régime qui s'adapte à la poubelle comme au terrier

En milieu naturel, le coyote chasse rongeurs, lapins et jeunes cervidés, complète son régime d'oiseaux, d'insectes et de fruits selon la saison, et peut s'attaquer en groupe à un cerf adulte affaibli. En ville, son régime alimentaire s'élargit sans difficulté aux déchets, aux animaux domestiques laissés dehors et aux rongeurs qui prolifèrent près des habitations, ce qui explique en partie sa réussite là où d'autres prédateurs échouent. Cette souplesse alimentaire, plus que sa vitesse de pointe d'environ 65 km/h, est ce qui a permis sa progression continue depuis un siècle.

Couple monogame le jour, meute occasionnelle la nuit

Le coyote forme généralement des couples monogames stables, le mâle participant à l'éducation des petits et à l'approvisionnement de la tanière. Il chasse le plus souvent seul ou en couple, et ne se regroupe en meute que pour s'attaquer à des proies de grande taille, comme un cervidé adulte. Son activité est surtout crépusculaire et nocturne, un rythme renforcé en zone urbaine où il évite les heures de forte fréquentation humaine.

Deux à six petits, une hybridation surveillée avec le loup de l'Est

L'accouplement a lieu en hiver, la gestation dure de 60 à 63 jours et donne naissance à une portée de 2 à 6 chiots, sevrés vers deux mois. Dans le nord-est de l'Amérique du Nord, en particulier dans la région des Grands Lacs et au Québec, l'hybridation entre le coyote et le loup de l'Est (Canis lycaon) est documentée depuis plusieurs décennies. Ce croisement, parfois appelé coywolf, a produit des populations aux caractéristiques intermédiaires, plus grandes que le coyote type et plus sociales, et complique aujourd'hui la définition génétique précise de certaines populations de loups de l'Est.

Préoccupation mineure, mais pas sans ennemis

L'UICN classe le coyote en préoccupation mineure, un statut qui reflète sa large répartition et sa capacité d'adaptation. Il reste néanmoins exposé à la prédation du cougar et, plus rarement, du loup gris dans les zones où les deux espèces se chevauchent encore. L'homme demeure la principale source de mortalité, entre programmes de régulation dans certains États et collisions routières en zone périurbaine, sans que cela ait jamais menacé la viabilité de l'espèce à l'échelle du continent.

La réputation de lâcheté ne survit pas à l'observation

Le folklore nord-américain a longtemps présenté le coyote comme un animal peureux et sournois, une image qui colle mal à un prédateur capable de traverser une autoroute en pleine ville ou de s'attaquer en groupe à un cerf. Sa vocalise reste l'un de ses traits les plus reconnaissables : hurlements, jappements et glapissements servent à marquer un territoire, coordonner une chasse ou simplement signaler la position d'un individu isolé à sa famille, souvent au crépuscule.

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