Le parc animalier Le PAL : les animaux du parc et leurs comportements

Le parc animalier Le PAL

Le PAL est le seul site français à réunir un parc zoologique et un parc d’attractions sur le même billet, ce qui commande toute l’organisation de la visite. Cinquante hectares dans l’Allier, plus de 130 espèces animales, une trentaine de manèges et trois spectacles à horaires fixes : l’erreur classique consiste à arriver après onze heures et à courir derrière les séances.

Cinquante hectares entre Loire et Besbre

Allée arborée d’un parc animalier bordée d’enclos, visiteurs devant un grand herbivore

Le parc se trouve à Saint-Pourçain-sur-Besbre, dans l’Allier, en Auvergne-Rhône-Alpes, à une trentaine de kilomètres à l’est de Moulins et à proximité immédiate de Dompierre-sur-Besbre. André Charbonnier l’ouvre en 1973 comme parc animalier ; les premières attractions arrivent en 1981 et la double identité ne l’a plus quitté depuis.

Sur ses 50 hectares, la collection réunit plus de 130 espèces, pour un effectif que le parc situe autour du millier d’animaux. La fréquentation a dépassé 700 000 visiteurs en 2023, ce qui place Le PAL parmi les dix sites zoologiques les plus visités de France. Le site a également été le premier parc de loisirs français certifié Green Globe, en 2010.

Les espèces qui valent le détour

La collection compte quelques présences rares en France, plus intéressantes que les grands classiques.

  • Le lion d’Asie (Panthera leo persica) : une sous-espèce dont la population sauvage entière tient dans la forêt de Gir, au Gujarat, et qui n’est présentée que dans une poignée de parcs européens.
  • Le tigre de Sumatra, le plus petit des tigres et l’un des plus menacés, aux côtés du tigre de Sibérie.
  • Les éléphants d’Asie, installés depuis peu sur un espace agrandi de deux hectares. Ce sont bien des Elephas maximus, et non des éléphants d’Afrique : oreilles nettement plus petites, dos bombé, une seule extrémité préhensile au bout de la trompe.
  • La girafe de Rothschild et les zèbres de Grévy, deux taxons classés menacés, le second étant le plus grand des zèbres, reconnaissable à ses rayures fines et à ses grandes oreilles rondes.
  • Les hippopotames, visibles sous l’eau depuis une galerie vitrée, dans l’un des plus vastes bassins à hippopotames d’Europe.
  • La panthère des neiges et le panda roux, deux espèces himalayennes discrètes qu’il faut chercher en hauteur, tôt le matin de préférence.

Trois spectacles qui cadencent la journée

Le PAL propose trois présentations animalières quotidiennes en saison : un vol libre de rapaces, une séance de perroquets en vol groupé et une démonstration avec des otaries de Patagonie. Elles durent chacune une vingtaine de minutes et sont programmées à heures fixes, généralement deux fois par jour, ce qui suffit à structurer un parcours.

Les comportements présentés appartiennent au répertoire naturel des espèces : vol de chasse pour les rapaces, plongée et manipulation d’objets pour les otaries. Le commentaire des soigneurs y sert de support pédagogique, notamment sur le trafic de perroquets et sur les captures accidentelles d’otaries dans les filets. Des animations de nourrissage complètent le programme devant plusieurs enclos, dont celui des éléphants.

Les programmes d’élevage et la fondation

Le parc est membre de l’association européenne des zoos et aquariums et participe à ses programmes d’élevage coordonnés, qui gèrent à l’échelle du continent la généalogie de populations captives comme celles du lion d’Asie, du tigre de Sumatra ou du panda roux. Ces programmes déterminent quels individus se reproduisent et vers quel établissement ils partent, l’objectif étant de conserver le maximum de diversité génétique sur plusieurs décennies.

La Fondation Le PAL Nature, créée en avril 2008, finance en parallèle des actions de terrain hors des murs du parc, en Asie, en Afrique et en Amérique du Sud. C’est la distinction entre conservation ex situ, menée dans les zoos, et conservation in situ, conduite sur l’aire de répartition des espèces : la première sert de réserve démographique, la seconde s’attaque aux causes du déclin.

Saison, tarifs et durée de visite

Le PAL n’ouvre pas à l’année. La saison court de la mi-avril à la fin septembre, avec des journées prolongées en juillet et en août, généralement de 10 heures à 18 ou 19 heures, et quelques ouvertures pendant les vacances d’automne. Les tarifs 2025 se situaient autour de 39 euros pour un adulte à la caisse et 33 euros en prévente, avec un billet enfant à 33 euros, gratuit en dessous d’un mètre.

La partie animalière seule se parcourt en une demi-journée. Enchaîner les enclos, la trentaine d’attractions et les trois spectacles demande la journée entière, et le parc propose des hébergements sur place, des lodges donnant sur un enclos de savane où évoluent zèbres et antilopes, pour étaler la visite sur deux jours.

Ce que la formule mixte implique

Réunir un zoo et un parc à sensations sur le même site a des conséquences concrètes que la communication du parc n’aborde pas. Les enclos sont conçus pour limiter le bruit et la circulation à proximité des animaux sensibles, et les attractions les plus sonores sont regroupées à l’écart de la zone zoologique. Les périodes d’affluence de l’après-midi en plein été correspondent aussi aux heures où la plupart des mammifères se mettent à l’ombre et deviennent difficiles à observer.

Pour qui vient d’abord pour les animaux, la conclusion pratique est simple : la première heure et la dernière heure de la journée offrent les meilleures conditions d’observation, et la période de mai à juin, moins fréquentée que les vacances scolaires, permet de voir les jeunes de l’année sans la foule.

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