--- title: "Le parc animalier Le PAL : les animaux du parc et leurs comportements" url: https://www.animaux-sauvages.com/decouvrez-les-fascinants-habitants-du-parc-animalier-le-pal.html author: "Animaux sauvages" date_published: 2024-09-13T23:03:41+00:00 date_modified: 2026-09-15T13:48:22+00:00 categories: ["Parcs et zoos"] image: https://www.animaux-sauvages.com/wp-content/uploads/2024/09/-51.png description: "Le PAL est le seul site français à réunir un parc zoologique et un parc d’attractions sur le même billet, ce qui commande toute l’organisation de la visite..." site: "Animaux sauvages" license: "Reproduction autorisée avec lien vers la source." --- # Le parc animalier Le PAL : les animaux du parc et leurs comportements Le PAL est le seul site français à réunir un parc zoologique et un parc d’attractions sur le même billet, ce qui commande toute l’organisation de la visite. Cinquante hectares dans l’Allier, plus de 130 espèces animales, une trentaine de manèges et trois spectacles à horaires fixes : l’erreur classique consiste à arriver après onze heures et à courir derrière les séances. ## Cinquante hectares entre Loire et Besbre ![Allée arborée d’un parc animalier bordée d’enclos, visiteurs devant un grand herbivore](https://www.animaux-sauvages.com/wp-content/uploads/2024/09/-50.png) Le parc se trouve à Saint-Pourçain-sur-Besbre, dans l’Allier, en Auvergne-Rhône-Alpes, à une trentaine de kilomètres à l’est de Moulins et à proximité immédiate de Dompierre-sur-Besbre. André Charbonnier l’ouvre en 1973 comme parc animalier ; les premières attractions arrivent en 1981 et la double identité ne l’a plus quitté depuis. Sur ses 50 hectares, la collection réunit plus de 130 espèces, pour un effectif que le parc situe autour du millier d’animaux. La fréquentation a dépassé 700 000 visiteurs en 2023, ce qui place Le PAL parmi les dix sites zoologiques les plus visités de France. Le site a également été le premier parc de loisirs français certifié Green Globe, en 2010. **Le PAL en chiffres** Cinquante hectares, plus de 130 espèces pour un millier d’animaux, une trentaine d’attractions et trois spectacles par jour. Plus de 700 000 visiteurs en 2023, ce qui place le parc dans les dix premiers sites zoologiques français. ## Les espèces qui valent le détour La collection compte quelques présences rares en France, plus intéressantes que les grands classiques. **Le lion d’Asie tient sur un seul massif** Toute la population sauvage de *Panthera leo persica* vit dans la forêt de Gir et ses abords, au Gujarat. Une épizootie ou un grand incendie suffirait à l’emporter. C’est pour cette raison que les zoos européens en gèrent la généalogie individu par individu. - **Le lion d’Asie** (*Panthera leo persica*) : une sous-espèce dont la population sauvage entière tient dans la forêt de Gir, au Gujarat, et qui n’est présentée que dans une poignée de parcs européens. - **Le tigre de Sumatra**, le plus petit des tigres et l’un des plus menacés, aux côtés du tigre de Sibérie. - **Les éléphants d’Asie**, installés depuis peu sur un espace agrandi de deux hectares. Ce sont bien des *Elephas maximus*, et non des éléphants d’Afrique : oreilles nettement plus petites, dos bombé, une seule extrémité préhensile au bout de la trompe. - **La girafe de Rothschild** et les **zèbres de Grévy**, deux taxons classés menacés, le second étant le plus grand des zèbres, reconnaissable à ses rayures fines et à ses grandes oreilles rondes. - **Les hippopotames**, visibles sous l’eau depuis une galerie vitrée, dans l’un des plus vastes bassins à hippopotames d’Europe. - **La panthère des neiges** et le **panda roux**, deux espèces himalayennes discrètes qu’il faut chercher en hauteur, tôt le matin de préférence. **L’ordre de visite qui marche** Pour une première visite : arriver à l’ouverture, relever les horaires des trois spectacles à l’entrée, faire les attractions à sensations dans la première heure pendant que les files sont courtes, et garder les enclos d’observation pour la fin d’après-midi, quand les animaux redeviennent actifs. ## Trois spectacles qui cadencent la journée Le PAL propose trois présentations animalières quotidiennes en saison : un vol libre de rapaces, une séance de perroquets en vol groupé et une démonstration avec des otaries de Patagonie. Elles durent chacune une vingtaine de minutes et sont programmées à heures fixes, généralement deux fois par jour, ce qui suffit à structurer un parcours. Les comportements présentés appartiennent au répertoire naturel des espèces : vol de chasse pour les rapaces, plongée et manipulation d’objets pour les otaries. Le commentaire des soigneurs y sert de support pédagogique, notamment sur le trafic de perroquets et sur les captures accidentelles d’otaries dans les filets. Des animations de nourrissage complètent le programme devant plusieurs enclos, dont celui des éléphants. ## Les programmes d’élevage et la fondation Le parc est membre de l’[association européenne des zoos et aquariums](https://www.eaza.net/) et participe à ses programmes d’élevage coordonnés, qui gèrent à l’échelle du continent la généalogie de populations captives comme celles du lion d’Asie, du tigre de Sumatra ou du panda roux. Ces programmes déterminent quels individus se reproduisent et vers quel établissement ils partent, l’objectif étant de conserver le maximum de diversité génétique sur plusieurs décennies. La Fondation Le PAL Nature, créée en avril 2008, finance en parallèle des actions de terrain hors des murs du parc, en Asie, en Afrique et en Amérique du Sud. C’est la distinction entre conservation ex situ, menée dans les zoos, et conservation in situ, conduite sur l’aire de répartition des espèces : la première sert de réserve démographique, la seconde s’attaque aux causes du déclin. ## Saison, tarifs et durée de visite Le PAL n’ouvre pas à l’année. La saison court de la mi-avril à la fin septembre, avec des journées prolongées en juillet et en août, généralement de 10 heures à 18 ou 19 heures, et quelques ouvertures pendant les vacances d’automne. Les tarifs 2025 se situaient autour de 39 euros pour un adulte à la caisse et 33 euros en prévente, avec un billet enfant à 33 euros, gratuit en dessous d’un mètre. La partie animalière seule se parcourt en une demi-journée. Enchaîner les enclos, la trentaine d’attractions et les trois spectacles demande la journée entière, et le parc propose des hébergements sur place, des lodges donnant sur un enclos de savane où évoluent zèbres et antilopes, pour étaler la visite sur deux jours. **Ouvert de la mi-avril à fin septembre** Le parc est saisonnier, fermé d’octobre à mars pour l’essentiel de la période, et les tarifs en prévente en ligne sont sensiblement inférieurs à ceux pratiqués à la caisse. ## Ce que la formule mixte implique Réunir un zoo et un parc à sensations sur le même site a des conséquences concrètes que la communication du parc n’aborde pas. Les enclos sont conçus pour limiter le bruit et la circulation à proximité des animaux sensibles, et les attractions les plus sonores sont regroupées à l’écart de la zone zoologique. Les périodes d’affluence de l’après-midi en plein été correspondent aussi aux heures où la plupart des mammifères se mettent à l’ombre et deviennent difficiles à observer. **Le piège du milieu d’après-midi** Entre 14 et 17 heures en plein été, les files sont au plus haut et la plupart des mammifères dorment à l’ombre. C’est le créneau où l’on marche le plus et où l’on voit le moins d’animaux. Pour qui vient d’abord pour les animaux, la conclusion pratique est simple : la première heure et la dernière heure de la journée offrent les meilleures conditions d’observation, et la période de mai à juin, moins fréquentée que les vacances scolaires, permet de voir les jeunes de l’année sans la foule. --- ## À propos de l'auteur **Animaux sauvages** — La rédaction d'Animaux sauvages suit la faune sauvage française et mondiale : fiches d'espèces, actualité de la conservation et guides des parcs animaliers.