Le parc zoologique d’Amnéville : plus de 200 espèces en Lorraine

explorez la richesse et la diversité des espèces animales au parc zoologique d'amnéville. vivez une aventure inoubliable au cœur de la nature et apprenez-en davantage sur la faune du monde entier dans un environnement ludique et éducatif.
Sommaire6 sections
  1. 01Un parc né sur une friche lorraine
  2. 02Huit zones, huit écosystèmes
  3. 03L’orang-outan, un grand singe presque entièrement arboricole
  4. 04Le python réticulé, une taille qui impressionne mais varie beaucoup
  5. 05Un budget de conservation tourné vers l’extérieur
  6. 06Une visite dense sur une petite surface

Le zoo d’Amnéville, en Moselle, a ouvert en 1986 sur un terrain de dix-sept hectares gagné sur une ancienne zone industrielle. Il présente aujourd’hui environ 2 000 animaux de 360 espèces, un ratio d’espèces par hectare parmi les plus élevés des parcs zoologiques français, réparti en huit zones thématiques qui vont de la plaine africaine à la jungle amazonienne.

Un parc né sur une friche lorraine

allée du zoo d’amnéville longeant un enclos paysager, avec des visiteurs observant les animaux depuis un point de vue surélevé.

Le zoo d’Amnéville s’est implanté en 1986 dans une région marquée par le déclin de l’industrie minière et sidérurgique, sur un terrain reconverti en pôle de loisirs avec le centre thermal voisin. En quelques décennies, le parc est devenu l’un des plus densément peuplés de France en nombre d’espèces, avec 360 espèces sur seulement dix-sept hectares.

Huit zones, huit écosystèmes

Le parc découpe sa collection en secteurs thématiques :

  • La plaine africaine : girafes, éléphants d’Afrique, lions, zèbres, antilopes et mandrills cohabitent dans un espace ouvert.
  • La plaine des gorilles de l’Ouest : un espace conçu pour ces primates, l’une des espèces les plus menacées par le braconnage et la perte d’habitat en Afrique centrale.
  • La jungle des orangs-outans : des installations en hauteur adaptées au mode de vie très arboricole de cette espèce originaire de Sumatra.
  • La jungle amazonienne : jaguars, tamanoirs et ouistitis à toupets blancs.
  • La volière : rapaces et oiseaux de proie en vol.
  • La forêt des ours : plusieurs ours bruns.
  • La baie des lions de mer : otaries présentées dans un bassin paysager.
  • Le vivarium : reptiles, dont le varan du Nil et le python réticulé, l’un des plus longs serpents au monde.

L’orang-outan, un grand singe presque entièrement arboricole

L’orang-outan de Sumatra passe la quasi-totalité de son temps dans les arbres, un mode de vie qui le distingue du gorille et du chimpanzé, bien plus terrestres. Il construit chaque soir un nouveau nid de branches et de feuilles pour dormir, une pratique documentée chez toutes les populations sauvages de l’espèce. Le parc reproduit cette verticalité par des structures de câbles et de plateformes en hauteur.

Le python réticulé, une taille qui impressionne mais varie beaucoup

Le python réticulé, présenté au vivarium, figure parmi les serpents les plus longs du monde, avec des individus sauvages qui peuvent dépasser six mètres en Asie du Sud-Est, son aire d’origine. Contrairement à une idée répandue, il ne tue pas ses proies par un venin mais par constriction, en resserrant ses anneaux à chaque expiration de l’animal capturé jusqu’à l’arrêt de la circulation sanguine.

Un budget de conservation tourné vers l’extérieur

Le zoo consacre une part de ses ressources à des programmes de conservation menés hors de ses murs, en soutenant des associations actives dans plusieurs pays et en participant à des dizaines de programmes européens d’élevage pour des espèces menacées comme le léopard des neiges, le rhinocéros blanc ou l’orang-outan. Cet investissement s’ajoute aux enclos eux-mêmes, pensés pour limiter le stress des animaux exposés au public toute l’année.

Une visite dense sur une petite surface

La compacité du site, dix-sept hectares pour huit zones distinctes, permet de couvrir l’ensemble du parc en une journée sans les longs trajets à pied nécessaires dans des zoos plus étendus. Cette densité a une contrepartie : les enclos y sont en moyenne plus resserrés que dans des parcs organisés autour de vastes réserves en semi-liberté.

Le zoo d’Amnéville doit sa place parmi les grands parcs français à cette densité d’espèces rare, héritée d’un choix d’implantation sur une surface volontairement limitée. La diversité des huit zones thématiques, de la plaine africaine au vivarium, compense l’étroitesse relative du site par la variété des milieux reconstitués.

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