Le Parc Zoologique de Paris, dit zoo de Vincennes : ses enclos et ses espèces
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Le Parc Zoologique de Paris, dans le bois de Vincennes, a rouvert en avril 2014 après cinq ans et demi de travaux qui ont transformé un zoo conçu en 1934. Sur quatorze hectares et demi, il présente aujourd’hui plus de 3 000 animaux répartis en un peu plus de 250 espèces, organisées en cinq biozones qui reconstituent chacune un climat et un relief différents.
Un zoo entièrement repensé en 2014
Ouvert en 1934 dans le bois de Vincennes, le Parc Zoologique de Paris a fermé ses portes en 2008 pour une rénovation complète, avant de rouvrir au public le 12 avril 2014. Le nouveau parc a été conçu autour de la notion de biozone : plutôt que des enclos organisés par famille animale, chaque secteur reproduit un climat, un relief et une végétation, avec les espèces qui y sont associées dans la nature.
Le Grand Rocher, repère du parc depuis 1934
Le Grand Rocher, structure artificielle de 65 mètres de haut visible depuis plusieurs points du bois de Vincennes, date de la création du zoo en 1934. Conçu à l’origine pour accueillir des animaux de montagne, il abritait aussi un ascenseur qui comptait, à son ouverture, parmi les plus rapides d’Europe. Il reste aujourd’hui l’élément architectural le plus identifiable du site, conservé lors de la rénovation de 2008-2014, alors que la quasi-totalité des bâtiments environnants ont été démolis puis reconstruits pour former les biozones actuelles.
Cinq biozones, cinq visages du monde
Le parc s’organise en cinq secteurs de tailles inégales :
- Afrique : la plus étendue des biozones, avec des girafes, des rhinocéros blancs et une quarantaine d’espèces au total, dont plusieurs espèces d’antilopes.
- Madagascar : le fossa, principal prédateur de l’île, et plusieurs espèces de lémuriens.
- Europe : le loup et le lynx boréal, aux côtés de reptiles et d’oiseaux du continent.
- Patagonie : pampa, côtes rocheuses et forêt andine reconstituées pour des otaries et des pumas.
- Amazonie-Guyane : la plus riche en nombre d’espèces, avec le jaguar et le tamanoir parmi une soixantaine d’espèces réunies sous serre tropicale.
Le fossa, un carnivore qu’on prend souvent pour un chat
Le fossa, principal prédateur de Madagascar, ressemble à un croisement entre un chat et un petit puma, mais appartient à la famille des Eupleridés, propre à l’île. Il chasse essentiellement des lémuriens, qu’il traque en forêt grâce à une agilité arboricole proche de celle d’un félin, alors qu’il est en réalité plus proche génétiquement de la mangouste. Ses griffes semi-rétractiles et sa longue queue, presque aussi longue que le corps, lui servent de balancier lorsqu’il poursuit ses proies de branche en branche.
Un engagement dans les réseaux européens de conservation
Le parc participe à la conservation ex situ des espèces menacées à travers plusieurs programmes d’élevage européens, avec des réussites notables sur l’éléphant d’Asie, la girafe du Kordofan et l’okapi. Il est membre de l’Association Européenne des Zoos et Aquariums (EAZA) et de l’Association Mondiale des Zoos et Aquariums (WAZA), deux réseaux qui coordonnent les échanges d’animaux entre établissements pour préserver la diversité génétique des populations captives.
Une visite structurée par cinq parcours
Le découpage en biozones facilite l’orientation : chaque parcours forme une boucle autonome, ce qui permet de visiter le parc dans l’ordre souhaité ou de se concentrer sur une seule zone lors d’un passage plus court. L’Amazonie-Guyane, couverte en grande partie par une serre, offre une expérience différente des autres secteurs, en plein air.
Le Parc Zoologique de Paris tire sa singularité de cette reconstruction de 2014, qui a remplacé une présentation classique par une lecture du monde en cinq climats. Le Grand Rocher, seul vestige visible du zoo d’origine, rappelle que le site a près d’un siècle d’histoire derrière une architecture largement renouvelée.
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