Où observer la faune en France : zoos, parcs animaliers et aquariums

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Sommaire5 sections
  1. 01Trois zoos qui racontent trois histoires différentes
  2. 02Des parcs animaliers pensés pour une faune régionale ou africaine
  3. 03Deux aquariums, deux façons d’aborder l’océan
  4. 04Zoo, parc animalier ou réserve : une distinction qui a un sens
  5. 05Un fil commun malgré des choix très différents

La France compte des zoos, des parcs animaliers et des aquariums nés à des époques et pour des raisons très différentes : une volière familiale devenue zoo, un parc construit pour désamorcer les critiques contre les zoos traditionnels, un aquarium adossé à un laboratoire de recherche. Comprendre ces origines aide à choisir une destination selon ce qu’on cherche à voir, bien plus que ne le ferait une simple liste de noms.

Trois zoos qui racontent trois histoires différentes

visiteurs longeant un enclos extérieur dans un parc zoologique, avec une volière en arrière-plan

Le zoo de Vincennes, à Paris, ouvre en juin 1934. Son Grand Rocher artificiel, haut de 65 mètres, a longtemps été présenté comme la plus haute structure rocheuse artificielle du monde. Fermé de 2008 à 2014 pour une rénovation qui a réorganisé le parc en cinq zones climatiques distinctes, il présente aujourd’hui plusieurs centaines d’animaux répartis en environ 250 espèces sur seulement 14,5 hectares, une densité qui contraste avec les grands parcs de province. Le Zoo de la Flèche, dans la Sarthe, a une histoire plus modeste : il naît en 1946 sous l’impulsion du naturaliste Jacques Bouillault, installé dans un pavillon forestier du Tertre-Rouge, et revendique le titre de premier zoo privé de l’après-guerre en France. Beauval, dans le Loir-et-Cher, suit une trajectoire comparable, d’une volière ouverte en 1980 à l’un des parcs les plus riches du pays en diversité d’espèces.

Des parcs animaliers pensés pour une faune régionale ou africaine

Le Parc animalier de Sainte-Croix, en Moselle, ouvre en 1980 sur une initiative de Gérald Singer. Il s’étend sur 120 hectares et s’est spécialisé dans la faune européenne : loups, lynx, bisons et autres espèces qui vivaient autrefois sur le continent, présentées dans de vastes enclos boisés plutôt que dans des cages. La Réserve africaine de Sigean, dans l’Aude, prend le parti inverse : ouverte en 1974 par Jean-Jacques Boisard sur 300 hectares, elle se visite en grande partie en voiture, à travers des zones où circulent librement lions, rhinocéros blancs du Sud, girafes et zèbres. Le parc est membre des associations européenne et mondiale de zoos et participe à une quarantaine de programmes de reproduction d’espèces menacées.

Deux aquariums, deux façons d’aborder l’océan

L’Aquarium de La Rochelle ouvre en 1988. Il présente aujourd’hui plus de 600 espèces dans une serre tropicale reconstituant une mangrove et dans une rivière consacrée aux tortues d’eau douce, sur plus de 8 000 mètres carrés d’exposition. Océanopolis, à Brest, suit un calendrier différent : le pavillon tempéré ouvre en 1990, puis les pavillons polaire et tropical suivent dix ans plus tard, en 2000. Le site est adossé à un laboratoire d’étude des mammifères marins fondé en 1989, qui a alimenté une partie de ses contenus scientifiques, et présente environ un millier d’espèces marines.

Zoo, parc animalier ou réserve : une distinction qui a un sens

Les trois catégories ne se valent pas pour un même usage. Un zoo classique, comme Vincennes ou Beauval, concentre une grande diversité d’espèces sur une surface réduite, avec des enclos individualisés que l’on parcourt à pied. Un parc animalier au sens de Sainte-Croix mise sur l’espace et une faune plus homogène, généralement régionale. Une réserve de type Sigean, enfin, reproduit un déplacement de safari, où l’animal garde l’initiative du contact et le visiteur reste dans son véhicule pour des raisons de sécurité, notamment dans les zones où circulent de grands prédateurs.

Un fil commun malgré des choix très différents

Zoos, parcs animaliers et aquariums partagent une même mécanique de fond : la coordination entre établissements via des programmes de reproduction, qui organisent les prêts d’animaux entre parcs pour éviter la consanguinité des populations captives. C’est ce fil, plus que la taille des enclos ou l’ancienneté du site, qui relie des lieux aussi différents qu’un zoo urbain de 14 hectares et une réserve de 300 hectares où l’on roule pour observer la faune.

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