Le zoo de Beauval : près de 600 espèces sur plus de 35 hectares
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Le ZooParc de Beauval est né en 1980 d’une volière que Françoise Delord avait installée près de Saint-Aignan, dans le Loir-et-Cher. Le parc familial s’étend aujourd’hui sur plus de 35 hectares dans la vallée du Cher et rassemble près de 600 espèces, ce qui en fait l’un des zoos les plus riches de France en diversité. Cette réputation ne tient pas à la surface du terrain, comparable à celle d’autres grands parcs zoologiques français, mais à une poignée de choix rares : pandas géants, lamantins et koalas, trois espèces que peu de zoos européens réunissent sous un même toit.
Une volière devenue le seul zoo français à pandas
Beauval accueille depuis janvier 2012 deux pandas géants, Yuan Zi et Huan Huan, prêtés par la Chine dans le cadre d’un accord de coopération scientifique entre les deux pays. Le zoo reste le seul de France à présenter l’espèce. En août 2017, le couple donne naissance à un petit : une première pour la France, et un événement rare en Europe, où seuls trois autres pays avaient alors vu naître un panda hors de Chine. L’animal surprend par son régime : bambou à plus de 99 %, alors que son système digestif est resté celui d’un carnivore. Il doit donc manger énormément pour compenser une digestion peu efficace.
Le plus grand groupe de lamantins d’Europe
Le parc a installé ses premiers lamantins des Caraïbes en 1997, dans une serre tropicale, avant de les transférer en 2019 dans un dôme équatorial bien plus vaste. Beauval héberge aujourd’hui le plus grand groupe de cette espèce en Europe. Le lamantin surprend par sa parenté : cet herbivore aquatique au corps massif descend d’un ancêtre terrestre partagé avec l’éléphant, au sein d’un groupe appelé afrothériens. Il n’a rien à voir avec les phoques ou les dauphins, malgré une silhouette qui prête à confusion chez beaucoup de visiteurs.
Koalas et kangourous sous serre australienne
Un couple de koalas est arrivé en 2002 dans une serre australienne construite pour l’occasion, où il partage l’espace avec des kangourous roux et des wallabies. Le koala se nourrit presque exclusivement de feuilles d’eucalyptus, une plante pauvre en énergie et légèrement toxique pour la plupart des mammifères. Il dort donc l’essentiel de la journée pour économiser ses forces, et son foie a développé une capacité particulière à neutraliser les composés toxiques que contient cette feuille.
Un okapi, cousin discret de la girafe
Beauval héberge aussi des okapis, un animal que peu de visiteurs savent identifier avant de le voir. L’espèce, découverte par les naturalistes occidentaux seulement au début du vingtième siècle dans les forêts denses de la République démocratique du Congo, ressemble à un croisement entre un zèbre et une girafe : les pattes rayées de noir et de blanc, le corps brun-rouge, et un cou allongé qui trahit sa parenté réelle avec la girafe, sa seule proche parente vivante. Beauval soutient depuis plusieurs années un programme de conservation de l’espèce mené directement au Congo, dans une zone où le braconnage et la déforestation menacent les dernières populations sauvages.
Un maillon des programmes européens de reproduction
Beauval participe à plusieurs programmes européens d’élevage coordonnés par l’Association européenne des zoos et aquariums, dont ceux du panda géant, du rhinocéros noir et du gorille des plaines. Ces programmes organisent les échanges d’animaux entre parcs pour préserver la diversité génétique des populations captives, en particulier pour les espèces classées en danger par l’Union internationale pour la conservation de la nature.
Ce qui distingue Beauval des autres zoos français
La surface du site reste comparable à celle d’autres grands zoos français. Ce qui distingue Beauval tient aux espèces réunies sous un même toit et à l’ancienneté de plusieurs programmes de reproduction, engagés depuis plus de vingt ans pour certains couples d’animaux. Le parc s’est construit par étapes successives, une serre puis une autre, plutôt que d’un seul geste architectural, ce qui explique la diversité des ambiances que traverse le visiteur d’un enclos à l’autre.
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