Le parc animalier de Peaugres : conseils de visite et espèces à observer

explorez le parc animalier de peaugres et plongez au cœur de la nature sauvage. découvrez nos conseils pratiques pour votre visite et vivez des moments uniques en rencontrant des animaux fascinants dans leur habitat.
Sommaire9 sections
  1. 01Un parc né de la même famille que Thoiry
  2. 02Circuit pédestre puis safari en voiture
  3. 03Le tigre et le lion, deux prédateurs aux tailles très différentes
  4. 04Des espèces au cœur de programmes de conservation
  5. 05L’ours noir d’Amérique, un habitant forestier
  6. 06Manchots et otaries dans l’espace aquatique
  7. 07Un parc inscrit dans les réseaux internationaux de zoos
  8. 08La girafe, observée d’une passerelle surélevée
  9. 09Ce qui distingue la visite

Le parc animalier de Peaugres se visite en partie à pied, en partie en voiture, sur le modèle des réserves africaines. Ouvert en 1974 en Ardèche, il doit sa conception à un homme qui a fondé deux autres grands parcs français, Thoiry et la réserve de Sigean. Cette double approche, piétonne puis motorisée, distingue Peaugres de la plupart des zoos classiques.

Un parc né de la même famille que Thoiry

un tigre observé depuis le tunnel vitré traversant son enclos boisé

Le parc, situé à Peaugres en Ardèche, dans la région Auvergne-Rhône-Alpes, a été créé en 1974 par le vicomte Paul de La Panouse, également fondateur du parc de Thoiry dans les Yvelines et de la réserve africaine de Sigean, dans l’Aude. Il s’étend sur 80 hectares et rassemble plus d’un millier d’animaux, répartis en une centaine d’espèces, des fauves aux oiseaux en passant par les reptiles.

Circuit pédestre puis safari en voiture

La visite se déroule en deux temps. Le circuit piéton traverse d’abord les espaces thématiques du parc : un secteur consacré aux fauves et grands carnivores, une zone aquatique où évoluent manchots et otaries, une serre tropicale peuplée de petits singes, et une passerelle surélevée qui longe l’enclos des girafes. Le safari en voiture prend ensuite le relais, sur un parcours plus étendu consacré à la faune africaine et américaine.

Le tigre et le lion, deux prédateurs aux tailles très différentes

Le tigre présenté à Peaugres, plus grand félin du monde, peut peser jusqu’à 300 kilogrammes chez les mâles de certaines sous-espèces et chasser seul, à l’affût, plutôt qu’en groupe. Le lion d’Afrique, à l’inverse, vit en groupes structurés autour de plusieurs femelles apparentées, une organisation sociale rare chez les grands félins et qui explique en partie pourquoi il chasse souvent à plusieurs.

Des espèces au cœur de programmes de conservation

Peaugres participe à des programmes européens d’élevage pour plusieurs espèces menacées, dont l’addax, une antilope du Sahara aujourd’hui quasiment éteinte à l’état sauvage, la panthère des neiges, qui vit dans les hautes montagnes d’Asie centrale, et le panda roux, présent dans les forêts d’altitude de l’Himalaya et du sud-ouest de la Chine. La girafe de Rothschild, l’une des sous-espèces de girafe les plus menacées, complète cette liste d’espèces suivies de près par les réseaux zoologiques.

Le bongo de montagne, une antilope forestière à rayures blanches originaire du Kenya, figure également parmi les espèces rares présentées au parc : il ne subsiste plus qu’à quelques centaines d’individus dans son aire d’origine, sur les hauts plateaux boisés d’Afrique de l’Est.

L’ours noir d’Amérique, un habitant forestier

Le parc présente également des ours noirs d’Amérique dans un secteur boisé qui reproduit leur habitat naturel. Contrairement à l’ours brun, plus imposant et souvent solitaire dans des milieux ouverts, l’ours noir grimpe facilement aux arbres et se nourrit presque exclusivement de végétaux, de fruits et d’insectes, la viande ne représentant qu’une faible part de son régime.

Manchots et otaries dans l’espace aquatique

L’espace aquatique du parc réunit des manchots, oiseaux marins incapables de voler mais excellents nageurs, et des otaries, plus à l’aise sur terre que les phoques grâce à leurs membres postérieurs orientables. Les deux groupes illustrent, à quelques mètres d’écart, deux façons différentes de s’adapter à la vie en mer tout en gardant un lien étroit avec la terre ferme, nécessaire à la reproduction.

Un parc inscrit dans les réseaux internationaux de zoos

Peaugres s’inscrit dans la mouvance de l’Association Mondiale des Zoos et Aquariums (WAZA), qui fixe des standards communs pour l’élevage et la conservation dans les parcs zoologiques du monde entier. Ces standards portent notamment sur la taille des enclos, l’enrichissement du milieu et le suivi vétérinaire des animaux présentés au public.

La girafe, observée d’une passerelle surélevée

La passerelle qui longe l’enclos des girafes place le visiteur à hauteur de leur tête, un point de vue rare qui permet d’observer de près une particularité anatomique méconnue : la langue de la girafe, longue de quarante à cinquante centimètres et de couleur bleu-noir, une teinte qui limiterait les coups de soleil lors des longues heures passées à brouter le feuillage des acacias.

Ce qui distingue la visite

La combinaison d’un circuit à pied et d’un parcours en voiture donne à Peaugres un rythme différent des zoos urbains : le visiteur alterne entre l’observation rapprochée, sous le tunnel des fauves ou le long de la passerelle des girafes, et la traversée plus large des espaces africains et américains. Cette diversité d’échelles, plus que le nombre d’espèces, fait l’identité du lieu.

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