Le zoo de la Barben en Provence : félins, primates et cadre du parc
Sommaire8 sections
- 01Un parc en Provence, entre garrigue et bassins
- 02La girafe du Niger, l’une des sous-espèces les plus rares
- 03Le rhinocéros blanc, un herbivore aux lèvres carrées
- 04Le panda roux, un habitant des forêts d’altitude
- 05Aigle royal et vautour, deux rapaces aux gabarits opposés
- 06Lions et éléphants, deux géants aux besoins très différents
- 07Des programmes de conservation in situ et ex situ
- 08Ce qui vaut le détour
Le zoo de la Barben occupe un vallon boisé entre Salon-de-Provence et Aix-en-Provence, dans les Bouches-du-Rhône. Sur 33 hectares, il présente environ 700 animaux appartenant à une centaine d’espèces, des grands mammifères africains aux rapaces méditerranéens. Trois espèces y tiennent une place particulière parce qu’elles figurent parmi les plus menacées de leur famille : la girafe du Niger, le rhinocéros blanc et le panda roux.
Un parc en Provence, entre garrigue et bassins
Le zoo de la Barben s’étend sur un site vallonné de Provence-Alpes-Côte d’Azur, à quelques kilomètres du château de la Barben. Les enclos suivent le relief naturel du terrain, entre roche calcaire et garrigue, plutôt que d’imposer un décor artificiel. Cette contrainte de départ, plus qu’un choix esthétique, façonne l’allure générale du parc : peu de bâtiments, beaucoup d’espace ouvert.
La girafe du Niger, l’une des sous-espèces les plus rares
La girafe présentée au zoo appartient à la sous-espèce du Niger, aussi appelée girafe d’Afrique de l’Ouest. Il n’en subsiste plus qu’environ six cents individus à l’état sauvage, concentrés dans une petite région du Niger, ce qui en fait l’une des girafes les plus menacées au monde, loin devant les populations d’Afrique de l’Est ou australe. Sa robe, plus claire et plus uniforme que celle des girafes réticulées, aide à la distinguer des autres sous-espèces présentées dans d’autres parcs.
Le rhinocéros blanc, un herbivore aux lèvres carrées
Le zoo héberge également un rhinocéros blanc, reconnaissable à sa lèvre supérieure large et carrée, adaptée au broutage de l’herbe rase, contrairement au rhinocéros noir dont la lèvre pointue lui sert à saisir les feuilles et les branches. Le nom « blanc » ne désigne d’ailleurs pas une couleur : il viendrait d’une déformation du mot afrikaans « wijd », qui signifie large, en référence justement à cette bouche.
Le panda roux, un habitant des forêts d’altitude
Moins connu que le panda géant auquel il ne doit que le nom, le panda roux vit dans les forêts de bambous d’altitude de l’Himalaya et du sud-ouest de la Chine. Son régime, presque exclusivement composé de bambou, ressemble à celui de son lointain cousin, mais son pouce surnuméraire et sa queue annelée le classent en réalité plus près des ratons laveurs que des ours, sur le plan de la parenté.
Aigle royal et vautour, deux rapaces aux gabarits opposés
Le zoo présente aussi des rapaces méditerranéens, dont l’aigle royal et plusieurs espèces de vautours. L’aigle royal chasse à vue, seul ou en couple, des proies allant du lièvre au jeune chamois, tandis que le vautour se nourrit presque exclusivement de charognes, un rôle sanitaire dans l’écosystème que son allure peu engageante fait souvent oublier.
Lions et éléphants, deux géants aux besoins très différents
Le zoo présente aussi des lions et des éléphants, deux espèces qui demandent des aménagements presque opposés. Le lion, prédateur territorial, vit en groupe familial et se contente d’un enclos structuré autour de points de repos en hauteur, d’où il surveille son territoire. L’éléphant, herbivore, a besoin d’un espace bien plus vaste et d’un sol meuble adapté à ses pieds, ainsi que de points d’eau fréquents pour réguler sa température, faute de glandes sudoripares efficaces.
Des programmes de conservation in situ et ex situ
Le zoo de la Barben participe à des programmes de conservation in situ, menés directement dans le milieu naturel des espèces, et ex situ, conduits au sein même du parc à travers des élevages coordonnés entre établissements européens. Ces deux approches se complètent : la seconde maintient une réserve génétique diversifiée pendant que la première tente d’enrayer le déclin des populations sauvages.
En tant que membre de l’Association européenne des zoos et aquariums, le zoo participe à des programmes de coopération internationale qui coordonnent les échanges d’animaux entre parcs pour préserver la diversité génétique des espèces menacées, girafe du Niger et rhinocéros blanc compris.
Ce qui vaut le détour
Le relief du site distingue le zoo de la Barben des parcs installés en plaine : les enclos s’étagent sur les pentes du vallon, offrant des points de vue changeants selon le parcours choisi. La cohabitation d’espèces aussi différentes qu’une girafe ouest-africaine, un rhinocéros blanc et un panda roux, toutes trois menacées mais pour des raisons très différentes, résume assez bien la vocation du lieu : montrer, à échelle réduite, la diversité des situations que recouvre le mot « conservation ».
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