Le zoo de Pont-Scorff : félins, oiseaux et espèces moins courantes

explorez la richesse et la diversité des espèces animales au zoo de pont scorff. un lieu immersif où vous pourrez observer, apprendre et apprécier la beauté de la faune tout en soutenant la conservation.
Sommaire6 sections
  1. 01D’un zoo familial aux Terres de Nataé
  2. 02Les grands mammifères
  3. 03Les félins
  4. 04Les reptiles
  5. 05La volière d’Afrique
  6. 06Un engagement pour la protection de la faune

Fondé en 1973 en Bretagne, le zoo de Pont-Scorff s’appelle depuis 2021 Les Terres de Nataé, un nom qui fait référence à la mythologie celte. Le parc a rouvert en 2022 après plusieurs années de travaux, en conservant l’essentiel de sa collection : éléphants d’Asie, girafes, félins et une volière d’oiseaux d’Afrique.

D’un zoo familial aux Terres de Nataé

allée arborée du parc menant à un enclos ouvert avec point d’eau

Le parc a été créé en 1973 par Pierre et Maguy Thomas, sur une surface de quatre hectares qui a depuis doublé. Resté connu du grand public sous le nom de zoo de Pont-Scorff pendant près de cinquante ans, il a changé d’identité en 2021 pour devenir Les Terres de Nataé, avant une fermeture de trois ans consacrée à la rénovation des enclos. Il a rouvert ses portes en juin 2022.

Les grands mammifères

L’éléphant d’Asie se distingue de son cousin africain par des oreilles plus petites et un dos bombé plutôt que creusé. Seuls certains mâles portent des défenses visibles à l’extérieur de la bouche, contrairement à l’éléphant d’Afrique chez qui mâles et femelles en sont pourvus. La girafe, avec sa langue préhensile pouvant atteindre quarante-cinq centimètres, saisit le feuillage des arbres les plus épineux sans se blesser grâce à une salive particulièrement visqueuse.

L’hippopotame peut retenir sa respiration jusqu’à cinq minutes sous l’eau, un réflexe qui se déclenche même chez un animal endormi, sans qu’il ait besoin de se réveiller pour remonter respirer.

Les félins

Le lion d’Afrique est le seul grand félin à vivre en groupe social organisé, la troupe, où les femelles assurent l’essentiel de la chasse collective. La crinière du mâle, dont la couleur et la densité s’accentuent avec l’âge, sert de signal visuel de statut auprès des autres mâles comme des femelles. Le léopard, à l’inverse, mène une vie solitaire et particulièrement discrète : il est capable de hisser dans un arbre une proie deux fois plus lourde que lui, à l’abri des charognards terrestres.

Le guépard reste l’animal terrestre le plus rapide au monde, capable d’atteindre une pointe d’environ cent dix kilomètres à l’heure sur une très courte distance. Ses griffes ne sont que partiellement rétractiles, un trait unique chez les félins, qui lui servent de crampons pour accrocher le sol au moment de l’accélération. Cette vitesse a un coût : le guépard ne peut la maintenir que sur quelques centaines de mètres avant de devoir laisser retomber sa température corporelle.

Les reptiles

Le crocodile du Nil, un reptile et non un amphibien, régule sa température corporelle en alternant les bains prolongés et l’exposition au soleil, gueule ouverte, pour évacuer la chaleur. Le python tue ses proies par constriction, en resserrant ses anneaux à chaque expiration de l’animal capturé, sans recourir au venin. La tortue géante des Seychelles compte parmi les vertébrés les plus longévifs connus, certains individus documentés ayant dépassé le siècle d’existence.

La volière d’Afrique

Le pélican gris porte sous le bec une poche extensible qui lui sert d’épuisette pour capturer les poissons en eau peu profonde. L’ibis sacré, originaire d’Afrique, était vénéré dans l’Égypte antique où on l’associait au dieu Thot, protecteur du savoir et de l’écriture. Le héron garde-bœufs a développé une stratégie de chasse opportuniste : il suit les grands herbivores pour capturer les insectes que leur passage dérange dans l’herbe.

Un engagement pour la protection de la faune

Le parc participe à des programmes européens pour les espèces menacées et collabore avec des associations engagées sur le terrain, notamment au Niger et au Botswana. Ces programmes, coordonnés entre plusieurs dizaines de zoos, organisent des transferts d’animaux d’un établissement à l’autre pour éviter la consanguinité dans les populations captives, un travail invisible du public mais déterminant pour la survie à long terme des espèces les plus fragiles. En tant que membre de l’Association Européenne des Zoos et des Aquariums (AEZA) et de l’Association Française des Parcs Zoologiques (AFdPZ), l’établissement s’inscrit dans des efforts de conservation qui dépassent ses propres murs.

Ce qui reste, sous le nouveau nom, c’est la diversité qui a fait la réputation du site depuis 1973 : des mammifères de savane aux reptiles d’eau douce, en passant par les oiseaux d’une grande volière africaine. Le changement d’identité en 2021 n’a pas effacé cinquante ans de collection animale, il l’a simplement présentée dans un cadre renouvelé.

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