Le zoo de CERZA : grands félins, primates et espèces rares
Sommaire7 sections
- 01La cohabitation des espèces, un choix de conception
- 02Le lycaon, un chasseur en meute très organisé
- 03Le rhinocéros indien et les grands félins
- 04Loup de la toundra et ours à lunettes : deux climats opposés
- 05Le gibbon, un acrobate aux longs bras
- 06Girafes et flamants roses, deux silhouettes reconnaissables
- 07Une conservation financée depuis 2000
Le zoo de CERZA occupe soixante hectares près de Lisieux, en Normandie. Fondé en 1986 par les frères Thierry et Patrick Jardin, il réunit environ 1 000 animaux de 120 espèces, avec un principe directeur assez rare dans les zoos français : faire cohabiter des espèces différentes dans un même enclos, comme elles le feraient dans la nature.
La cohabitation des espèces, un choix de conception
Plutôt que de séparer chaque espèce dans son propre enclos, CERZA associe des animaux qui partagent naturellement le même territoire en Afrique ou en Asie : zèbres et gnous sur une même plaine, par exemple. Cette approche demande un travail vétérinaire plus fin qu’un enclos mono-espèce, car il faut s’assurer que la cohabitation ne génère ni compétition alimentaire excessive ni stress chronique, mais elle donne aux visiteurs une image plus proche de ce qu’on observe réellement dans un écosystème.
Le lycaon, un chasseur en meute très organisé
Le lycaon, ou loup peint africain, vit en meutes structurées où seul le couple dominant se reproduit généralement, les autres membres participant à l’élevage des petits. C’est l’un des prédateurs les plus efficaces d’Afrique lors de la chasse, avec un taux de réussite qui dépasse souvent 60 %, contre moins de 30 % pour le lion. L’espèce reste pourtant classée en danger par l’UICN : il ne resterait que quelques milliers d’individus sauvages, menacés par la perte d’habitat et des maladies transmises par les chiens domestiques.
Le rhinocéros indien et les grands félins
Le parc présente aussi un rhinocéros indien, à la peau plissée en plaques qui évoque une armure, et plusieurs grands félins dont le lion et la panthère. La panthère désigne en réalité plusieurs espèces selon la région : léopard en Afrique et en Asie, jaguar en Amérique, la confusion entre les deux étant fréquente alors qu’il s’agit d’espèces distinctes, le jaguar étant plus massif et vivant surtout en forêt tropicale.
Loup de la toundra et ours à lunettes : deux climats opposés
Le loup de la toundra vit naturellement dans les régions arctiques d’Amérique du Nord, où son pelage épais et souvent presque blanc l’isole de températures qui descendent bien en dessous de moins trente degrés l’hiver. À l’opposé climatique, l’ours à lunettes, seul ours sud-américain, vit dans les forêts humides des Andes et doit son nom aux marques claires qui entourent ses yeux, propres à chaque individu comme une empreinte. C’est une espèce largement herbivore, contrairement à la plupart des autres ours, qui se nourrit surtout de fruits, de bambou et de broméliacées.
Le gibbon, un acrobate aux longs bras
Le gibbon se déplace par brachiation, en se balançant de branche en branche à l’aide de ses bras démesurément longs par rapport au reste du corps. Cette technique de locomotion, unique parmi les grands singes, lui permet de franchir plusieurs mètres d’un seul mouvement sans jamais poser le pied au sol. Contrairement au chimpanzé ou au gorille, le gibbon forme le plus souvent des couples stables sur plusieurs années, une organisation sociale rare chez les grands singes.
Girafes et flamants roses, deux silhouettes reconnaissables
Les girafes du parc appartiennent aux mammifères terrestres les plus hauts au monde, un mâle adulte pouvant dépasser cinq mètres au garrot. Leur cou, malgré sa longueur, ne compte que sept vertèbres cervicales, exactement comme chez l’humain ou la souris : ce sont les os eux-mêmes qui sont allongés, pas leur nombre. Les flamants roses, présentés dans un espace distinct, doivent leur couleur à leur alimentation riche en crustacés et en algues contenant des pigments caroténoïdes, les mêmes que ceux de la carotte : un flamant nourri sans ces pigments perdrait progressivement sa teinte rose.
Une conservation financée depuis 2000
Depuis 2000, l’association Cerza Conservation finance des projets de protection des espèces menacées, en France comme à l’étranger. Le zoo est membre de l’Association européenne des zoos et aquariums (EAZA), ce qui l’engage dans des programmes d’élevage coordonnés à l’échelle du continent pour des espèces comme le lycaon ou le rhinocéros indien, dont la reproduction en captivité reste un exercice délicat à réussir sur la durée.
Résumer cet article avec :
Partager :
