Touroparc Zoo en Bourgogne : ce qu’on y voit et comment le visiter

plongez dans l'univers fascinant de touroparc zoo avec notre guide complet. préparez-vous pour une visite inoubliable en découvrant les animaux, les attractions et les conseils pratiques pour profiter pleinement de votre journée au zoo.
Sommaire7 sections
  1. 01Un parc resserré, pensé pour la proximité
  2. 02Cinq continents sur douze hectares
  3. 03Le tigre blanc, une couleur, pas une espèce
  4. 04Le rhinocéros indien, un survivant récent
  5. 05Chimpanzés, orangs-outans : deux grands singes, deux mondes
  6. 06Un engagement documenté plutôt qu’affiché
  7. 07Des espèces plus discrètes, mais tout aussi menacées

Touroparc s’étend sur douze hectares à Romanèche-Thorins, en Saône-et-Loire, entre les vignes du Beaujolais et les monts du Mâconnais. Le parc a été fondé en 1961 par René Livet et compte aujourd’hui environ 700 animaux répartis en 140 espèces. C’est un des plus anciens parcs zoologiques encore en activité dans la région.

Un parc resserré, pensé pour la proximité

allée du parc bordée d'enclos arborés, avec un groupe de visiteurs observant un enclos animalier.

Douze hectares, c’est petit pour un zoo qui affiche 140 espèces : les enclos se succèdent sans les longues marches qu’imposent les grands parcs safari. Le terrain, vallonné, alterne bois et clairières, ce qui permet de loger des espèces de tailles très différentes sur un espace restreint sans les entasser les unes sur les autres.

Cinq continents sur douze hectares

La collection couvre l’essentiel des grands groupes de mammifères, avec un accent marqué sur l’Asie et l’Afrique :

  • Afrique : girafes, hippopotames, zèbres de Grévy, chimpanzés.
  • Europe : marmottes des Alpes, moutons d’Ouessant.
  • Asie : éléphants d’Asie, tigres blancs, orangs-outans, pandas roux.
  • Amérique : vigognes, tapirs, ratons laveurs.
  • Océanie : wallabies de Bennett.

Le zèbre de Grévy mérite qu’on s’y arrête : c’est la plus grande espèce de zèbre, reconnaissable à ses rayures fines et serrées, et c’est aussi la plus menacée. Il ne resterait qu’environ 2 000 individus sauvages, cantonnés au nord du Kenya et à une petite zone d’Éthiopie, contre plus de 15 000 dans les années 1970.

Le tigre blanc, une couleur, pas une espèce

Touroparc élève des tigres blancs depuis 2001. Il faut être clair sur ce que c’est : un tigre blanc n’est pas une sous-espèce ni un animal albinos, mais un tigre du Bengale porteur d’une mutation génétique récessive qui bloque le pigment roux. Tous les tigres blancs vivant aujourd’hui dans le monde descendent d’un seul individu capturé en Inde en 1951, ce qui pose de vraies questions sur la consanguinité de ces lignées captives. Il n’existe plus de tigre blanc à l’état sauvage.

Le rhinocéros indien, un survivant récent

Depuis 2016, le parc dispose d’un nouvel espace pour le rhinocéros indien, reconnaissable à sa peau plissée qui évoque une armure. L’espèce a frôlé l’extinction au XXe siècle : il n’en restait qu’environ 200 individus dans les années 1960. Une protection stricte au Népal et en Inde a permis à la population sauvage de remonter à plus de 4 000 animaux aujourd’hui, un des rares cas de rétablissement net chez les grands mammifères. L’espèce reste classée vulnérable par l’UICN.

Chimpanzés, orangs-outans : deux grands singes, deux mondes

Le parc présente à la fois des chimpanzés, originaires d’Afrique équatoriale, et des orangs-outans, propres à Sumatra et Bornéo. Les deux sont classés en danger par l’UICN, mais pour des raisons différentes : le chimpanzé souffre surtout de la chasse et de maladies transmises par l’homme, l’orang-outan de la disparition de la forêt tropicale au profit des plantations de palmiers à huile. L’orang-outan est aussi le plus arboricole des grands singes : il passe la quasi-totalité de sa vie dans les arbres et redescend rarement au sol.

Un engagement documenté plutôt qu’affiché

Touroparc est membre permanent de l’Association Européenne des Zoos et des Aquariums, ce qui l’engage à suivre les programmes d’élevage européens pour les espèces menacées. Un fonds de dotation créé en 2010 finance des projets de conservation in situ, c’est-à-dire sur le terrain, dans les pays d’origine des espèces concernées, plutôt que dans l’enceinte du parc.

La distinction entre ces deux formes de conservation compte : entretenir une population captive dans de bonnes conditions ne suffit pas à sauver une espèce si son habitat d’origine continue de se réduire. C’est ce second front, moins visible pour le visiteur, que finance le fonds de dotation du parc.

Des espèces plus discrètes, mais tout aussi menacées

Le mouton d’Ouessant, présent dans la partie européenne du parc, est la plus petite race ovine du monde : un adulte dépasse rarement 45 centimètres au garrot. Isolée pendant des siècles sur l’île bretonne dont elle porte le nom, la race a frôlé la disparition dans les années 1970 avant d’être sauvée par quelques éleveurs conservateurs. La marmotte des Alpes, elle, hiberne près de six mois par an dans un terrier qu’elle bouche avec de la terre et du foin, ce qui la protège du froid et des prédateurs pendant l’hiver.

Le wallaby de Bennett, présenté dans l’espace océanien, se distingue des autres kangourous par sa petite taille et sa fourrure plus dense, une adaptation aux hivers tasmaniens où vit une partie de la population sauvage. C’est l’un des rares macropodes capables de supporter des températures régulièrement négatives.

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