Le Bioparc de Doué-la-Fontaine : ses espèces et le cadre du parc

explorez le bioparc de doué-la-fontaine et plongez dans un monde captivant d'espèces fascinantes. découvrez la diversité animale dans un cadre unique, tout en apprenant sur la conservation et le respect de la nature.
Sommaire6 sections
  1. 01Un zoo creusé dans la pierre
  2. 02Les grands mammifères d’Afrique et d’Asie
  3. 03Les montagnes d’Asie
  4. 04Une volière sud-américaine
  5. 05Les espèces les plus discrètes
  6. 06Un réseau de conservation actif

Le Bioparc de Doué-la-Fontaine est installé dans une ancienne carrière de pierre, creusée à même le sol depuis le dix-neuvième siècle pour en extraire le falun, une roche coquillière typique de l’Anjou. Cette origine industrielle a donné au parc sa particularité : c’est le seul zoo troglodytique au monde, où la visite se déroule sur deux niveaux, entre galeries souterraines et plateau à ciel ouvert.

Un zoo creusé dans la pierre

enclos aménagé dans une ancienne carrière de pierre, avec parois rocheuses visibles

Ouvert le 14 juillet 1961 sous le nom de « zoo des Minières » par son fondateur Louis Gay, le parc s’étend aujourd’hui sur 17 hectares. Les anciennes galeries d’extraction, creusées à flanc de coteau, ont été transformées en abris naturels pour les animaux, un aménagement qui limite les besoins en chauffage et en climatisation tout en offrant aux visiteurs un parcours en partie souterrain, assez rare pour être signalé parmi les parcs zoologiques français.

Les grands mammifères d’Afrique et d’Asie

La girafe du Kordofan, une sous-espèce originaire du Soudan, du Tchad et de la République centrafricaine, se reconnaît à ses taches irrégulières aux contours moins nets que celles des autres sous-espèces de girafe. Elle figure parmi les girafes les plus menacées, sa population sauvage ayant fortement reculé avec la perte d’habitat et le braconnage.

L’okapi, découvert par la science seulement en 1901, est le plus proche parent vivant de la girafe, bien que ses pattes rayées de noir et de blanc lui donnent des allures de zèbre. Endémique des forêts denses de République démocratique du Congo, il reste l’un des grands mammifères les plus rarement présentés dans les zoos, ce qui fait du Bioparc l’un des rares établissements français à en accueillir.

Le rhinocéros noir se distingue par sa lèvre supérieure préhensile, en pointe, adaptée pour saisir les feuilles des buissons plutôt que pour brouter l’herbe au sol comme le fait le rhinocéros blanc à la lèvre carrée. Classé en danger critique d’extinction, il reste l’une des espèces les plus surveillées des programmes d’élevage européens.

Les montagnes d’Asie

La panthère des neiges vit dans les massifs montagneux d’Asie centrale, où sa queue épaisse, presque aussi longue que le corps, lui sert à la fois de balancier sur les pentes escarpées et de couverture pour se protéger du froid lorsqu’elle dort enroulée. Contrairement aux autres grands félins, elle ne rugit pas : son larynx ne le lui permet pas.

Le markhor, une chèvre sauvage d’Asie centrale, porte des cornes torsadées en spirale qui peuvent dépasser un mètre cinquante chez le mâle adulte, les plus longues de toutes les espèces de caprinés. Le tigre de Sumatra, la plus petite sous-espèce de tigre encore vivante, se reconnaît à ses rayures plus rapprochées que celles des autres tigres. En danger critique, il ne subsiste plus qu’en Indonésie, où la déforestation continue de fragmenter son habitat.

Une volière sud-américaine

Le flamant du Chili doit sa couleur rose aux pigments caroténoïdes présents dans les petits crustacés qu’il filtre avec son bec recourbé. L’ibis rouge, également originaire d’Amérique du Sud, tire sa teinte écarlate d’un régime similaire, riche en crustacés. La perruche de Patagonie niche en colonies dans des terriers qu’elle creuse à même les falaises argileuses, formant certains des plus grands rassemblements coloniaux connus chez les perroquets.

Les espèces les plus discrètes

Le puku, une antilope africaine liée aux zones humides, défend un territoire pendant la saison des amours, un comportement plus rare chez les antilopes de savane que la simple vie en troupeau. Le nyala présente un net dimorphisme sexuel : le mâle, brun foncé et pourvu d’une crinière, contraste avec la femelle rousse et sans cornes. Le dik-dik, l’une des plus petites antilopes au monde avec quelques kilos à peine, marque son territoire grâce à une sécrétion noire produite par une glande située devant l’œil.

Deux reptiles complètent la présentation des espèces discrètes : la tortue léopard, à la carapace tachetée, originaire des savanes d’Afrique de l’Est et australe, et l’anaconda vert, l’un des serpents les plus lourds au monde, qui chasse en embuscade dans l’eau avant d’immobiliser sa proie par constriction.

Un réseau de conservation actif

Le Bioparc participe à plus d’une vingtaine de projets de conservation à travers le monde et a coordonné plusieurs programmes d’élevage européens pour des espèces menacées. Sa fondation, Bioparc Conservation, reverse chaque année des fonds à des associations qui interviennent directement sur le terrain, en particulier pour la protection des habitats de la girafe du Kordofan et du rhinocéros noir.

Le Bioparc doit à son passé de carrière une topographie qu’aucun autre zoo français ne partage : un site creusé plutôt qu’aménagé, où la roche elle-même sert de décor aux enclos. C’est cette contrainte géologique, transformée en atout, qui distingue le parc de Doué-la-Fontaine des zoos construits en terrain plat.

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