Le zoo d’Arcachon : kangourous, perruches et autres espèces à voir
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Le zoo du Bassin d’Arcachon s’étend sur 22 hectares à La Teste-de-Buch, entre la dune du Pilat et le bassin. Fondé en 1987 et ouvert au public deux ans plus tard, il rassemble aujourd’hui des éléphants, des girafes, des rhinocéros noirs et des grands singes sur un parcours de quatre kilomètres.
Un grand parc sur la côte landaise
Le zoo occupe une pinède de 22 hectares aménagée à partir de 1987, avec une ouverture au public en 1989. Le parcours de visite, long de quatre kilomètres, permet d’aller à pied d’un enclos africain aux volières sans repasser deux fois par le même chemin. Le sable et les pins qui composent le sol rappellent que le parc reste ancré dans le paysage du Bassin, plutôt que d’imiter artificiellement d’autres décors.
Les grands mammifères africains
L’éléphant d’Afrique est le plus grand mammifère terrestre vivant. Ses oreilles, dont la forme rappelle celle du continent africain, servent aussi à réguler sa température en dissipant la chaleur par les vaisseaux sanguins qui les parcourent. Sa trompe, terminée par deux appendices préhensiles, lui permet une précision de manipulation étonnante pour un membre de cette taille, capable de saisir aussi bien un tronc d’arbre qu’une petite graine.
Le rhinocéros noir se distingue du rhinocéros blanc par sa lèvre supérieure, pointue et préhensile, adaptée pour brouter les feuilles des buissons plutôt que l’herbe au sol. L’espèce est classée en danger critique d’extinction par l’UICN, le braconnage pour la corne restant la première cause de son déclin en Afrique. Une naissance de rhinocéros noir au zoo d’Arcachon a été saluée comme un événement rare, tant l’espèce reste difficile à reproduire en captivité.
Girafes et hippopotames
La girafe ne compte que sept vertèbres cervicales, exactement comme un être humain, mais chacune peut mesurer plus de vingt centimètres de long. Sa langue, longue et de couleur bleu-noir, est assez résistante pour saisir des feuillages épineux sans se blesser, et sa pigmentation sombre la protégerait des coups de soleil lors des longues heures passées à brouter. Le zoo d’Arcachon a enregistré plusieurs naissances de girafons ces dernières années, signe d’un groupe reproducteur stable.
L’hippopotame passe l’essentiel de la journée immergé, ne sortant de l’eau qu’à la tombée de la nuit pour aller paître sur la terre ferme. Sa peau sécrète un mucus rougeâtre, longtemps surnommé « sueur de sang », qui agit comme un écran solaire naturel et limite les infections.
Deux grands singes, deux modes de vie
Le chimpanzé partage environ 98,7 % de son ADN avec l’espèce humaine, ce qui en fait le parent vivant le plus proche de l’homme avec le bonobo. Il vit en groupes sociaux structurés, utilise des outils rudimentaires pour extraire des termites de leur nid ou casser des noix, et transmet ces techniques par apprentissage d’un individu à l’autre.
L’orang-outan de Bornéo, à l’inverse, mène une vie largement solitaire. C’est le plus arboricole des grands singes : ses bras, qui peuvent s’étendre sur près de deux mètres, lui permettent de se déplacer de canopée en canopée sans jamais descendre au sol pendant des jours. La déforestation liée aux plantations de palmiers à huile a réduit son aire de répartition de manière drastique depuis les années 1970.
Une volière tournée vers l’Afrique et l’Amérique du Sud
Le toucan toco possède le plus grand bec, proportionnellement à sa taille, de tous les oiseaux. Loin d’être seulement décoratif, cet appendice sert de radiateur naturel : un réseau de vaisseaux sanguins y dissipe la chaleur excédentaire, ce qui aide l’oiseau à réguler sa température sans transpirer. L’autruche, de son côté, est le plus grand oiseau vivant et l’un des rares à ne pas voler du tout. Sa vitesse de course peut dépasser soixante-dix kilomètres à l’heure sur de courtes distances, et ses œufs sont les plus volumineux du monde aviaire, pouvant peser plus d’un kilo pièce.
L’ibis sacré complète cette volière. Originaire d’Afrique, il fut vénéré dans l’Égypte antique, où on l’associait au dieu Thot, protecteur de l’écriture et du savoir. Des momies d’ibis ont d’ailleurs été retrouvées par milliers dans certaines nécropoles égyptiennes, preuve de l’importance rituelle accordée à cet oiseau.
Un rôle dans les réseaux de conservation
Depuis 2014, le parc est membre de l’Association française des parcs zoologiques et de l’Association européenne des zoos et des aquariums. Il participe à des programmes d’élevage européens coordonnés, notamment pour le rhinocéros noir et la girafe, deux espèces dont les populations captives servent de filet de sécurité génétique face au déclin des effectifs sauvages.
2022, l’épreuve des incendies
Lors des grands incendies de forêt qui ont ravagé la Gironde à l’été 2022, plus d’un tiers des animaux du zoo ont dû être évacués en urgence vers d’autres parcs zoologiques français, le feu se rapprochant dangereusement du site. L’opération, coordonnée entre une vingtaine d’établissements membres du réseau EAZA, a permis de mettre les animaux à l’abri sans perte, avant leur retour progressif une fois le site sécurisé.
Ce qui distingue le zoo d’Arcachon, c’est la cohabitation, sur un même site littoral, d’une mégafaune africaine impressionnante et d’un engagement documenté dans la reproduction d’espèces menacées. On y vient pour les éléphants et les girafes, on repart avec une idée plus concrète de ce qu’est, dans les faits, un programme d’élevage européen.
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