Les animaux en I : l’impala, l’indri et l’iguane marin

explorez le règne animal pendant l'ère glaciaire à travers une fascinante découverte des espèces qui peuplaient cette période surprenante.
Sommaire5 sections
  1. 01Sur terre, en Afrique et en Asie
  2. 02Reptiles au nom trompeur
  3. 03Dans l’eau douce et en mer
  4. 04Dans les airs
  5. 05Des invertébrés discrets

L’impala bondit à trois mètres de haut pour échapper aux lions, l’indri hurle un chant qui porte à plusieurs kilomètres dans les forêts de Madagascar, et l’iguane marin des Galápagos reste le seul lézard au monde à se nourrir en plongeant dans l’océan. La lettre I réunit ainsi treize espèces bien réelles, terrestres, aquatiques ou volantes, dont les noms français commencent tous authentiquement par cette initiale plus rare qu’il n’y paraît.

Scène de savane africaine avec plusieurs herbivores et un vautour au second plan.

Sur terre, en Afrique et en Asie

L’impala (Aepyceros melampus) peuple les savanes boisées d’Afrique de l’Est et australe. Il se distingue par des bonds pouvant atteindre trois mètres de haut et neuf mètres de long, une échappatoire efficace face aux lions et aux léopards.

L’isard (Rupicapra pyrenaica), chamois des Pyrénées, vit sur les pentes rocheuses entre neuf cents et deux mille cinq cents mètres d’altitude. Ses sabots, munis d’un coussinet souple, lui donnent une adhérence exceptionnelle sur la roche humide.

L’indri (Indri indri) est le plus grand lémurien vivant, endémique des forêts de l’est de Madagascar. Son chant, un hurlement modulé qui porte à plusieurs kilomètres, sert à marquer le territoire d’un couple, uni pour la vie.

Reptiles au nom trompeur

L’iguane vert (Iguana iguana) d’Amérique centrale et du Sud peut dépasser un mètre cinquante de long, queue comprise, alors qu’il se nourrit presque exclusivement de feuilles et de fruits une fois adulte.

L’iguane marin (Amblyrhynchus cristatus), unique aux Galápagos, est le seul lézard au monde à se nourrir en plongeant dans l’océan. Il broute les algues sur les rochers immergés puis se réchauffe de longues minutes au soleil pour digérer.

Dans l’eau douce et en mer

L’inia, ou dauphin rose de l’Amazone (Inia geoffrensis), vit dans les fleuves d’Amérique du Sud et prend une teinte rosée à l’âge adulte, plus marquée chez les mâles. Contrairement aux dauphins marins, il a un cou mobile qui lui permet de tourner la tête pour chasser entre les branches immergées en saison des crues.

L’ide mélanote (Leuciscus idus) est un poisson d’eau douce d’Europe du Nord et de l’Est, apprécié pour sa robustesse en étang. Sa variété dorée, sélectionnée en aquariophilie, reste la forme la plus connue du grand public.

Dans les airs

L’ibis sacré (Threskiornis aethiopicus) fréquente les zones humides d’Afrique subsaharienne, reconnaissable à sa tête et son cou noirs et déplumés contrastant avec un plumage blanc. En Europe, où il a été introduit, il est aujourd’hui considéré comme une espèce invasive qui concurrence les oiseaux locaux.

L’ibis rouge (Eudocimus ruber), d’Amérique du Sud et des Caraïbes, doit sa couleur éclatante aux crustacés riches en pigments caroténoïdes qu’il consomme dans les mangroves et les vasières.

L’ictère de Baltimore (Icterus galbula) est un passereau d’Amérique du Nord au plumage orange et noir, qui tisse un nid suspendu en forme de sac au bout d’une branche fine, hors de portée de la plupart des prédateurs terrestres.

L’ibijau (Nyctibius), oiseau nocturne d’Amérique tropicale, se camoufle en imitant un moignon de branche cassée, immobile toute la journée, le bec entrouvert pour laisser passer un fin rai de lumière qui trahit à peine sa présence.

Des invertébrés discrets

L’iule est un mille-pattes cylindrique commun dans la litière des forêts européennes. Contrairement à ce que son nom suggère, il ne compte jamais mille pattes, plutôt entre trente et quatre-vingt-dix paires selon l’espèce et l’âge de l’individu.

L’isopode regroupe un vaste ordre de crustacés, du cloporte de jardin aux espèces géantes des grands fonds océaniques, qui peuvent dépasser trente centimètres de long dans l’obscurité des abysses.

De l’indri qui ne survit jamais en captivité à l’ibis rouge dont le plumage se construit lentement au fil des repas, ces treize espèces montrent qu’une même initiale peut couvrir des adaptations aussi variées que le camouflage de l’ibijau ou la plongée de l’iguane marin. De quoi donner envie de regarder d’un peu plus près la prochaine fois qu’un cloporte croise votre chemin sous une pierre humide.

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