Haute-Loire : un camion dans le fossé après avoir évité des animaux
Sommaire8 sections
- 01Un coup de volant vers 7 heures
- 02Une embardée qui finit dans le fossé
- 03Deux cents litres de gasoil à contenir
- 04Pourquoi les collisions avec la faune se concentrent à l’aube
- 05Freiner ou éviter : un choix qui se prépare
- 06Un incident sans gravité mais révélateur
- 07Un plateau volcanique giboyeux
- 08Ce que change ce type d’accident pour le transport routier
Un camion transportant de l’aluminium a terminé sa course dans un fossé lundi matin, entre La Chaise-Dieu et Saint-Didier-sur-Doulon, en Haute-Loire, après que son chauffeur a donné un brusque coup de volant pour éviter des animaux traversant la chaussée. Personne n’a été blessé, mais l’accident illustre un risque routier courant dans les zones rurales aux premières heures du jour.
Un coup de volant vers 7 heures
Publié le 18/06/2024 à 09h42, le signalement fait état d’un accident survenu vers 7 heures ce lundi matin sur la route reliant La Chaise-Dieu à Saint-Didier-sur-Doulon, deux communes du plateau de la Haute-Loire séparées d’une quinzaine de kilomètres. Le chauffeur circulait normalement lorsque des animaux sauvages ont surgi sur la voie, l’obligeant à réagir dans l’instant.
Une embardée qui finit dans le fossé
En braquant pour éviter la collision, le conducteur a perdu le contrôle du poids lourd, qui s’est couché sur le flanc dans le fossé bordant la route. Dans sa chute, le véhicule a sectionné un arbre, dont le tronc est venu obstruer une partie de la chaussée et a ajouté un danger supplémentaire pour les automobilistes arrivant sur les lieux avant l’intervention des secours.
Deux cents litres de gasoil à contenir
Les pompiers, arrivés rapidement, ont dû gérer un accident à deux volets : dégager l’arbre tombé en travers de la route, puis limiter une fuite de 200 litres de gasoil échappés du réservoir du camion. Ce carburant a été pompé et absorbé sur place pour éviter qu’il ne s’infiltre dans les sols ou dans un cours d’eau proche, une opération qui a mobilisé les équipes plus longtemps que le simple dégagement de la chaussée.
Pourquoi les collisions avec la faune se concentrent à l’aube
Les grands mammifères comme le chevreuil et le sanglier sont surtout actifs au crépuscule et à l’aube, deux périodes où la visibilité des conducteurs est réduite et où les animaux traversent le plus fréquemment les axes routiers pour rejoindre leurs zones de nourrissage. Les routes de plateau, bordées de bois et de prairies sans clôture continue comme celles du secteur de La Chaise-Dieu, sont particulièrement concernées par ce type de traversée.
Freiner ou éviter : un choix qui se prépare
Face à un animal qui surgit, les associations de sécurité routière recommandent en priorité de freiner en ligne droite plutôt que de braquer, un freinage brutal restant plus facile à maîtriser qu’une embardée, surtout au volant d’un véhicule lourd chargé de marchandises. Cette réaction s’apprend et se prépare, mais elle demande davantage de sang-froid que le réflexe naturel d’éviter l’obstacle à tout prix, un réflexe qui, ici, a coûté un camion et une partie de la végétation environnante, sans faire de victime humaine ni animale rapportée.
Un incident sans gravité mais révélateur
Aucune victime n’est à déplorer dans cet accident, ni parmi les occupants du véhicule ni parmi les animaux impliqués, qui ont poursuivi leur chemin. L’épisode reste néanmoins un rappel utile pour les conducteurs empruntant quotidiennement ce type de route secondaire, où la faune locale, particulièrement mobile au petit matin, reste un facteur de risque difficile à anticiper malgré la meilleure vigilance.
Un plateau volcanique giboyeux
Le secteur reliant La Chaise-Dieu, connue pour son abbaye et ses hauts plateaux boisés, à Saint-Didier-sur-Doulon se situe sur les contreforts du Livradois-Forez, un relief volcanique ancien où alternent forêts, pâtures et petites vallées encaissées. Cette mosaïque de milieux favorise une présence importante de chevreuils, de sangliers et de renards, dont les déplacements quotidiens croisent régulièrement les routes départementales qui traversent le plateau, notamment aux heures où la lumière rasante réduit la vigilance des automobilistes.
Ce que change ce type d’accident pour le transport routier
Pour un poids lourd chargé, une embardée même légère se traduit rarement par un simple écart de trajectoire : le centre de gravité élevé et l’inertie de la charge, ici de l’aluminium, rendent le véhicule beaucoup plus sensible à un mouvement brusque du volant qu’une voiture particulière. C’est ce qui explique qu’un geste pourtant motivé par la prudence, éviter un animal, ait pu suffire à faire basculer le camion, alors qu’une voiture légère aurait pu, dans les mêmes conditions, simplement freiner et se rabattre sans sortir de la chaussée.
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