Le lion de mer de Californie : colonies, taille et comportement

découvrez le comportement et la description du lion de mer de californie, un animal fascinant des côtes californiennes.
Sommaire6 sections
  1. 01Un corps taillé pour l’eau, une démarche impossible pour un phoque
  2. 02Des colonies sans hiérarchie stricte, sauf en amour
  3. 03Plongées profondes, chasse opportuniste
  4. 04Un harem à défendre pendant deux mois
  5. 05Prédateurs, du requin blanc au coyote
  6. 06Une espèce commune, loin d’être menacée

Un lion de mer de Californie mâle peut peser jusqu’à quatre fois plus qu’une femelle de la même espèce, un écart de taille qui structure toute sa vie sociale. Zalophus californianus se déplace aussi bien sur terre que sous l’eau, une souplesse que la plupart des phoques n’ont pas.

Un corps taillé pour l’eau, une démarche impossible pour un phoque

Un mâle adulte mesure jusqu’à 2,4 mètres pour un poids pouvant atteindre 390 kilos, contre 2 mètres et 110 kilos au maximum chez la femelle, soit environ trois à quatre fois moins lourde. Cette différence de gabarit entre les sexes se retrouve chez la plupart des otaries, mais reste particulièrement marquée dans cette espèce.

lion de mer de Californie allongé sur un rocher, museau pointu et moustaches bien visibles

Sur la terre ferme, le lion de mer de Californie fait pivoter ses membres postérieurs vers l’avant pour marcher sur ses quatre pattes, une capacité que partagent toutes les otaries mais qu’aucun phoque ne possède, faute de bassin adapté. C’est la manière la plus simple de distinguer les deux familles à l’œil nu, bien avant de compter les oreilles externes, présentes chez l’otarie et absentes chez le phoque.

Des colonies sans hiérarchie stricte, sauf en amour

En dehors de la saison des amours, le lion de mer de Californie vit en colonies de plusieurs dizaines d’individus sans ordre hiérarchique marqué, contrairement à d’autres pinnipèdes où un mâle dominant impose sa loi toute l’année. Ces groupes se reposent de longues heures sur les rochers ou les jetées, entrecoupées de séances de toilettage de la fourrure, essentielle pour conserver son pouvoir isolant dans l’eau froide du Pacifique.

Plongées profondes, chasse opportuniste

En mer, l’animal devient redoutablement agile : son corps fuselé et ses nageoires puissantes lui permettent des virages serrés à grande vitesse. Il plonge généralement entre 50 et 100 mètres pour traquer poissons et calmars, avec des incursions ponctuelles au-delà de 250 mètres quand les proies s’y trouvent. Son comportement reste opportuniste : s’il trouve une abondance de nourriture près de la surface, il ne s’aventure pas plus profond que nécessaire.

Un harem à défendre pendant deux mois

Les mâles sont polygames et rassemblent un harem de plusieurs femelles pendant la saison de reproduction. Ils défendent alors un territoire, à la fois sur le rivage et dans les eaux peu profondes qui le bordent, parfois pendant deux mois d’affilée, sans quitter leur poste pour se nourrir. Les combats entre rivaux, bruyants et parfois violents, déterminent qui gardera l’accès aux femelles. Chaque femelle donne naissance à un seul petit par an, après une gestation d’environ onze mois.

Prédateurs, du requin blanc au coyote

L’orque et le grand requin blanc restent les principaux prédateurs du lion de mer de Californie adulte, capables de s’attaquer à un animal pourtant rapide et agile en pleine mer. Les jeunes, appelés lionceaux de mer ou chiots, sont plus vulnérables encore et peuvent être la proie de coyotes qui rôdent près des colonies côtières, en particulier lorsqu’un petit s’isole du groupe.

Une espèce commune, loin d’être menacée

Contrairement à beaucoup de mammifères marins, le lion de mer de Californie n’est pas en danger : l’UICN le classe en préoccupation mineure, avec une population mondiale estimée à plus de 380 000 individus. Sa longévité reste modeste comparée à d’autres pinnipèdes, avec une moyenne de dix-sept ans chez les mâles et un maximum observé de vingt-cinq ans chez les femelles. Cette abondance actuelle doit beaucoup à une protection légale : chassé pour sa fourrure et son huile jusqu’au début du vingtième siècle, le lion de mer de Californie a bénéficié à partir de 1972 du Marine Mammal Protection Act aux États-Unis, qui a mis fin à toute chasse commerciale et permis à la population de se reconstituer le long des côtes du Pacifique, du Mexique jusqu’à l’État de Washington.

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