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Cerfs, chamois ou chevreuils au menu : 83% des proies des loups en Suisse sont des animaux sauvages, révèle une étude surprenante – Découvrez les détails choquants ici !

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Les loups en Suisse ne font pas dans la dentelle ! Une récente étude révèle que 83% des proies de ces prédateurs redoutables sont des animaux sauvages tels que cerfs, chamois ou chevreuils. Des détails choquants à découvrir sans plus tarder !

Étude nationale : Une plongée inédite dans le régime alimentaire des loups en Suisse

Une étude nationale supervisée par la fondation KORA (Écologie des carnivores et gestion de la faune sauvage) a mis en lumière les habitudes alimentaires des loups en Suisse. Cette analyse approfondie, qui a fait l’objet d’échantillonnages entre 2017 et 2022, révèle que 83% des proies des loups sont des animaux sauvages. Ces chiffres, publiés par le Laboratoire de biologie de la conservation (LBC) de l’Université de Lausanne, vont au-delà des simples statistiques et soulèvent de nombreuses questions sur la gestion de la faune sauvage.

Des préférences alimentaires bien établies : Cerfs, chamois et chevreuils au menu

Les résultats indiquent que les ongulés sauvages représentent environ 74% des proies du grand canidé. Les cerfs sont en tête avec 35,7%, suivis par les chamois à 20,3% et les chevreuils à 17,6%. Fait intéressant, les sangliers, habituellement une proie de choix dans d’autres régions d’Europe, sont consommés en moindre quantité par les loups suisses.

Les animaux de rente également ciblés, mais en moindre mesure

L’étude révèle également que 17% des proies des loups sont des animaux de rente, avec une prédilection pour les moutons (11,3%), suivis des bovins (3,1%) et des chèvres (2,6%). Cependant, il est important de noter que la consommation d’animaux de rente augmente lors des périodes estivales. Les pourcentages de moutons consommés passent de 8,7% en hiver à 14,6% en été.

Controverses et critiques : Les voix dissonantes

Malgré ces chiffres, l’étude de KORA n’a pas fait l’unanimité. L’Association Suisse pour la protection des territoires contre les grands prédateurs (ASPTcontreGP) conteste les résultats en mettant en avant le fait que les loups ne consomment qu’une partie des animaux qu’ils tuent. Selon cette association, les attaques de loups sur les troupeaux peuvent entraîner la mort de nombreux moutons, dont seule une petite part est consommée. Cela remet en question la validité des pourcentages présentés.

L’impact limité sur le contrôle des populations de sangliers

Les critiques vont plus loin en affirmant que les loups ne contribueront pas significativement à la réduction des dommages causés par les sangliers. En effet, malgré les efforts colossaux déployés pour la protection des troupeaux et les millions de francs investis chaque année, les sangliers continuent de proliférer, causant des dommages importants aux cultures agricoles. Dans cette perspective, le loup est vu comme un prédateur inefficace pour controler cette espèce prolifique.

Présence et répartition des meutes de loups en Suisse

Au 1er février dernier, la Suisse comptait 35 meutes de loups, dont 13 présentes dans le Valais et 22 réparties entre les cantons des Grisons, du Tessin et du Glaris. Ces meutes transfrontalières soulignent une réintroduction naturelle et progressive du loup en Suisse depuis 1995, après une éradication complète à la fin du XIXe siècle.

Pour les amateurs de la faune sauvage et les défenseurs de la nature, cette étude offre un éclairage fascinant sur le comportement prédateur des loups suisses. En revanche, elle alimente un débat complexe et toujours vif autour de la cohabitation possible entre les loups et les activités humaines telles que l’agriculture et l’élevage.

Source: france3-regions.francetvinfo.fr