Les animaux en S : le suricate, la sterne et leurs habitats
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Treize espèces sauvages jalonnent cette liste consacrée à la lettre S, du suricate du Kalahari au silure des grandes rivières. Le samoyède, chien domestique, en est volontairement écarté malgré la même initiale, cette sélection restant réservée à la faune sauvage.
Des mammifères sociaux, du désert à la forêt
Le suricate, Suricata suricatta, vit en colonies dans le désert du Kalahari et les savanes d’Afrique australe. Membre de la famille des mangoustes, il poste des sentinelles qui scrutent le ciel à la recherche de rapaces pendant que le reste du groupe fourrage. Ce système de guet tourne entre plusieurs individus au cours de la journée.
Le serval, Leptailurus serval, chasse dans les hautes herbes d’Afrique subsaharienne grâce à des pattes disproportionnées et des oreilles très mobiles qui captent les rongeurs sous la végétation. Il détient, rapporté à sa taille, l’un des meilleurs taux de réussite de chasse parmi les félins, capable de bondir plus d’un mètre pour attraper un oiseau en vol.
Le saïga, Saiga tatarica, parcourt les steppes du Kazakhstan, de la Russie et de la Mongolie. Son nez souple et proéminent réchaufferait l’air froid inspiré en hiver et le filtrerait de la poussière en été. L’espèce, classée en danger critique, a subi plusieurs épisodes de mortalité massive liés à une bactérie favorisée par des conditions météorologiques inhabituelles.
Le sanglier, Sus scrofa, ancêtre du cochon domestique, vit en groupes appelés compagnies dans la plupart des forêts et lisières agricoles d’Eurasie. Omnivore opportuniste, il fouille le sol de son groin à la recherche de racines, glands et invertébrés, et ses effectifs progressent dans une grande partie de l’Europe.
La sarigue, du genre Didelphis, est un marsupial nocturne d’Amérique du Sud et centrale. Sa queue préhensile lui sert de cinquième membre pour grimper, et elle transporte parfois ses petits accrochés à son dos une fois trop grands pour la poche ventrale.
Une sterne migratrice et un passereau acrobate
La sterne arctique, Sterna paradisaea, réalise la plus longue migration connue chez un animal : un aller-retour du pôle Nord au pôle Sud d’environ 70 000 kilomètres chaque année. Vivant jusqu’à 30 ans, elle passerait ainsi l’équivalent de plusieurs vies humaines en vol au cours de son existence.
La sittelle torchepot, Sitta europaea, est le seul oiseau d’Europe capable de descendre un tronc la tête la première. Elle coince les noisettes dans les fissures de l’écorce pour les briser à coups de bec, et plâtre parfois l’entrée de son nid de boue séchée pour en réduire le diamètre.
Un serpent, un amphibien et un arachnide
Le serpent corail, du genre Micrurus, porte des anneaux rouges, jaunes et noirs sur tout le corps dans les forêts d’Amérique. Son venin neurotoxique est puissant mais l’animal reste discret et mord rarement. Des espèces inoffensives imitent ses couleurs pour décourager les prédateurs, une stratégie connue sous le nom de mimétisme batésien.
La salamandre tachetée, Salamandra salamandra, vit près des ruisseaux forestiers d’Europe. Ses couleurs noir et jaune vif signalent aux prédateurs la toxicité de ses sécrétions cutanées. Nocturne, elle sort surtout par temps humide et peut vivre plusieurs décennies en captivité.
Le scorpion empereur, Pandinus imperator, est l’un des plus grands scorpions du monde, dans les forêts d’Afrique de l’Ouest. Son venin, pourtant peu puissant pour sa taille, sert surtout à immobiliser de petits invertébrés, la capture reposant avant tout sur la force de ses pinces. Sous une lumière ultraviolette, sa carapace devient fluorescente.
Trois habitants de l’eau
La seiche commune, Sepia officinalis, vit sur les fonds côtiers de l’Atlantique et de la Méditerranée. Son os interne, la seiche proprement dite, régule sa flottabilité, tandis que des cellules appelées chromatophores lui permettent de changer de couleur en une fraction de seconde. Sa vie ne dépasse guère un à deux ans, la mort suivant de près la reproduction.
Le saumon atlantique, Salmo salar, naît en rivière, gagne l’océan pour grandir, puis remonte vers son cours d’eau natal pour se reproduire, un cycle appelé anadromie. Il franchit dans cette remontée des obstacles impressionnants, sautant parfois des chutes de plus d’un mètre de haut.
Le silure glane, Silurus glanis, est le plus grand poisson d’eau douce d’Europe, capable de dépasser deux mètres et 100 kilos dans certains grands fleuves. Prédateur opportuniste, il chasse aussi bien poissons qu’oiseaux aquatiques ou petits mammifères venus boire au bord de l’eau.
Treize espèces, du plus petit passereau grimpeur au plus grand poisson d’eau douce du continent, montrent que la lettre S traverse presque tous les milieux. Le seul point commun entre elles reste leur nom, ce qui suffit à en faire un inventaire, pas une famille.
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