Un cirque installé illégalement à Vaulx-en-Velin, près de Lyon

Sommaire9 sections
  1. 01Une installation sans autorisation à Vaulx-en-Velin
  2. 02Une ménagerie exotique sous chapiteau
  3. 03Des spectacles programmés jusqu’au 2 juin
  4. 04Un terrain au cœur d’un litige
  5. 05Des actions judiciaires en cours
  6. 06Une loi qui interdit les animaux sauvages en 2028
  7. 07Un cas parmi une soixantaine de cirques concernés
  8. 08La DDPP sollicitée, pas de réponse pour l’instant
  9. 09Ce qui reste à trancher

Depuis fin mai, un cirque installé sans autorisation à Vaulx-en-Velin, près de Lyon, présente des tigres, des singes et des dromadaires devant les habitants du secteur. Les autorités locales et les associations de protection animale dénoncent une installation illégale sur un terrain qui ne lui appartient pas.

Une installation sans autorisation à Vaulx-en-Velin

Depuis le week-end dernier, un cirque s’est installé de manière illégale à Vaulx-en-Velin, à proximité de Lyon. Situé sur le boulevard des Droits de l’Homme, à la frontière avec la commune de Décines-Charpieu, ce cirque « franco-belge » a suscité un tollé auprès des autorités locales et des associations de protection animale.

Ce n’est pas la première fois que la question des cirques avec animaux agite la ville : dès 2021, un collectif local pour des « cirques sans animaux » s’était constitué à Vaulx-en-Velin, une première dans la métropole de Lyon à l’époque. L’installation de ce cirque en 2024 relance donc un débat déjà ancien sur le territoire.

Une ménagerie exotique sous chapiteau

Ce cirque ne propose pas seulement des numéros de clowns : il présente aussi une ménagerie d’animaux sauvages. Parmi les pensionnaires figurent des singes, des zèbres, des chameaux et des dromadaires, mais aussi des tigres blancs accompagnés de leurs petits. Cette présence d’animaux sauvages en captivité pour des spectacles alimente une vive controverse locale.

Des spectacles programmés jusqu’au 2 juin

Les animaux doivent se produire sous un grand chapiteau installé sur place. Les représentations sont programmées à partir du samedi 25 mai et jusqu’au dimanche 2 juin, avec des billets à 5 euros pour les enfants et 10 euros pour les adultes.

Un terrain au cœur d’un litige

Le terrain occupé par le cirque appartient à la Métropole de Lyon et avait été mis à la disposition de Dalkia, filiale d’EDF, pour la construction d’une future chaufferie. Selon la Métropole, il revient à Dalkia de prendre les mesures nécessaires pour obtenir l’expulsion rapide du cirque en infraction.

Des actions judiciaires en cours

Pendant que les autorités poursuivent leurs démarches pour faire évacuer le cirque, une plainte en référé a été déposée pour obtenir rapidement son expulsion. Dalkia a également porté plainte, et le gérant du cirque est assigné devant le juge de l’exécution du tribunal judiciaire de Lyon le 2 juin, pour déterminer les sanctions financières encourues.

Une loi qui interdit les animaux sauvages en 2028

L’association Paris animaux zoopolis (PAZ) a vivement dénoncé la présence d’animaux captifs et dressés dans ce cirque, rappelant que la loi de 2021 prévoit l’interdiction des animaux sauvages dans les cirques itinérants à partir de 2028. Le collectif s’interroge aussi sur l’âge de certains tigres blancs : la reproduction et l’acquisition d’animaux non domestiques par des établissements itinérants sont illégales depuis décembre 2023.

Un cas parmi une soixantaine de cirques concernés

Selon les données du ministère de la Transition écologique publiées début 2024, environ 165 cirques itinérants circulent encore en France, dont une soixantaine détiennent des animaux non domestiques et une vingtaine seulement continuent à les présenter activement au public. Ces établissements réunissent encore plusieurs centaines de fauves, une soixantaine de primates et une trentaine de zèbres à l’échelle du pays. Le cirque installé à Vaulx-en-Velin s’inscrit dans cette dernière catégorie, celle des établissements qui continuent d’exploiter des animaux sauvages en attendant l’échéance légale de 2028.

La DDPP sollicitée, pas de réponse pour l’instant

La direction départementale de la protection des populations (DDPP) a été sollicitée par PAZ pour mener un contrôle approfondi, mais elle n’a pas encore répondu à cette demande. Les propriétaires du cirque, de leur côté, restent injoignables, ce qui alimente le flou autour de cette installation.

Ce qui reste à trancher

D’autres actions judiciaires sont à prévoir, la Métropole de Lyon et Dalkia cherchant toutes deux à faire respecter le droit de propriété et la réglementation en vigueur. Le calendrier reste incertain, mais l’échéance du 2 juin, entre la fin annoncée des spectacles et l’audience devant le juge de l’exécution, devrait clarifier la situation.

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