Le Tichodrome, en Isère, cherche des bénévoles pour l’été

Sommaire7 sections
  1. 01Le seul centre de soins de son genre en Isère
  2. 02Aucun prérequis, une semaine de formation
  3. 03Des tâches concrètes, réparties sur la journée
  4. 04Pourquoi l’été fait exploser les admissions
  5. 05Vingt à trente personnes mobilisées en haute saison
  6. 06Comment se porter candidat
  7. 07Une expérience qui laisse des traces

Le Tichodrome, au Gua en Isère, cherche quatre à cinq bénévoles pour juin et juillet. Aucune expérience préalable n’est exigée : une semaine de formation sur place suffit, à condition d’être en bonne forme physique. Une opportunité rare pour qui veut s’impliquer concrètement dans le soin aux animaux sauvages.

Le seul centre de soins de son genre en Isère

Le Tichodrome est le seul centre de soins pour la faune sauvage du département. Chaque année, il accueille entre 1 800 et 2 000 animaux, des hérissons aux rongeurs en passant par les rapaces et les écureuils. Avec l’arrivée de l’été, l’activité grimpe fortement, et le centre a besoin de bras supplémentaires pour tenir le rythme.

Aucun prérequis, une semaine de formation

Contrairement à une idée répandue, il n’est pas nécessaire d’avoir déjà travaillé avec des animaux pour rejoindre l’équipe. Manon Moutenet, responsable de la médiation au Tichodrome, le résout en une phrase : « Il n’y a pas de prérequis, les personnes seront formées ici pendant une semaine. Il faut juste être en bonne forme physiquement, car c’est un travail qui demande beaucoup d’énergie. » Le centre recherche précisément quatre à cinq personnes pour couvrir juin et juillet, les deux mois les plus chargés de l’année.

Des tâches concrètes, réparties sur la journée

Une fois formés, les bénévoles prennent en charge des missions qui rythment le fonctionnement quotidien du centre :

  • Les soins courants aux animaux
  • L’administration de la médication
  • La préparation et la distribution des repas
  • Le nettoyage des cages et des enclos

Ce sont des gestes répétés plusieurs fois par jour, sur des dizaines d’animaux à la fois en pleine saison, qui demandent autant de rigueur que d’endurance physique.

Pourquoi l’été fait exploser les admissions

Manon Moutenet détaille les raisons de ce pic saisonnier : « Au printemps, il y a la naissance des petits. Ils sortent du nid et se retrouvent vite en danger, car ils n’ont pas la capacité de se débrouiller tout seuls. Il y a aussi beaucoup de prédation par les chats, car ils sortent plus et enfin, à cause des canicules, il y a beaucoup d’oisillons qui tombent de leur nid. » Trois causes qui se cumulent en quelques semaines : l’envol maladroit des jeunes, la prédation domestique accrue et le stress thermique.

Vingt à trente personnes mobilisées en haute saison

Cette pression saisonnière se traduit par une organisation renforcée : en pleine saison, vingt à trente personnes se relaient sur la journée pour garantir que chaque animal reçoive les soins nécessaires au bon moment. Sans cette rotation, il serait impossible d’assurer un suivi correct à un volume d’animaux qui double ou triple par rapport à l’hiver.

Comment se porter candidat

Le contact reste direct et simple : un appel au 04 57 13 69 47 ou un mail à [email protected] suffit pour se signaler. Le centre organise ensuite l’accueil et la semaine de formation avant le début de la mission, généralement calée sur les besoins des mois de juin et juillet.

Une expérience qui laisse des traces

Passer un été à nourrir des oisillons, soigner des hérissons blessés ou nettoyer des enclos de rapaces n’a rien d’un stage de confort. C’est justement ce que recherchent une partie des bénévoles qui s’engagent chaque année : un contact direct avec des animaux qu’on ne croise autrement qu’à distance, et la satisfaction concrète de voir certains d’entre eux relâchés en fin de saison. Pour le Tichodrome, c’est aussi la condition pour continuer à absorber un afflux qui ne cesse pas de croître chaque été.

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