Crapaud ou grenouille : peau, pattes et déplacement

découvrez les principales différences entre les crapauds et les grenouilles et apprenez à les reconnaître facilement. cet article vous guide à travers leurs caractéristiques physiques, habitats et comportements distincts, pour mieux comprendre ces deux amphibiens fascinants.
Sommaire6 sections
  1. 01Deux peaux qui ne se confondent pas
  2. 02Des pattes arrière qui trahissent le mode de déplacement
  3. 03Une toxine cutanée, pas un venin injecté
  4. 04Terrestre l’un, aquatique l’autre
  5. 05Une croyance à abandonner
  6. 06Le réflexe qui fonctionne sur le terrain

Un animal trapu qui avance par petits pas sur une pelouse sèche affiche une peau sèche et verruqueuse, la marque des crapauds. Crapauds et grenouilles appartiennent tous deux à l’ordre des anoures, mais leur peau, leurs pattes arrière et leur façon de se déplacer permettent de les distinguer en quelques secondes, sans avoir besoin de les attraper.

Deux peaux qui ne se confondent pas

crapaud à la peau granuleuse posé sur la terre sèche

Le crapaud porte une peau sèche, épaisse et granuleuse, couverte de petites bosses qui lui donnent cet aspect rugueux caractéristique. Cette peau limite les pertes d’eau, ce qui permet au crapaud de s’éloigner des points d’eau bien plus que la grenouille. Celle-ci arbore au contraire une peau lisse et humide, maintenue par un mucus qu’elle sécrète en continu. Ce mucus protège la grenouille contre certains agents pathogènes et l’aide à respirer partiellement par la peau, mais l’oblige à rester à proximité d’un milieu humide pour ne pas se dessécher.

Des pattes arrière qui trahissent le mode de déplacement

La grenouille possède des pattes arrière longues et musclées, repliées en accordéon au repos, qui se détendent d’un coup pour produire des bonds parfois supérieurs à vingt fois la longueur de son corps. Le crapaud, lui, a des pattes arrière plus courtes et moins puissantes, adaptées à de petits sauts ou à une marche en quatre temps plutôt qu’à des bonds spectaculaires. Cette différence de morphologie a une conséquence directe sur la façon dont chacun échappe à un danger.

Une toxine cutanée, pas un venin injecté

Une paire de glandes situées derrière les yeux du crapaud, les glandes parotoïdes, sécrète une substance toxique, la bufotoxine, quand l’animal est mordu ou saisi. Contrairement à ce que l’on lit parfois, il ne s’agit pas d’un venin au sens strict : le crapaud n’injecte rien, il libère un poison de contact par la peau, suffisant pour dissuader un chien ou un renard mais sans danger réel pour un humain qui se contenterait de le manipuler sans porter la main à la bouche ou aux yeux ensuite. Les grenouilles ne possèdent pas ces glandes et se reconnaissent plutôt à leurs grands tympans, bien visibles derrière chaque œil.

Terrestre l’un, aquatique l’autre

Une fois la reproduction terminée, le crapaud reprend une vie largement terrestre, s’aventurant dans les jardins, les bois et parfois assez loin des points d’eau. La grenouille reste en revanche liée à son milieu aquatique une bonne partie de l’année, se tenant près des mares, des étangs ou des berges où elle plonge au moindre signe de danger. Cette différence d’habitat, davantage que la couleur de la peau, explique pourquoi on croise un crapaud en pleine allée de jardin bien après la saison des pontes.

Une croyance à abandonner

Aucun crapaud vivant en France ne provoque de verrues chez l’humain. Les verrues sont causées par un virus, le papillomavirus humain, totalement étranger à la biologie des amphibiens. Cette croyance ancienne vient sans doute de l’aspect granuleux de la peau du crapaud, qui évoque une surface de verrues sans en être une, et de la méfiance qu’inspirait autrefois cet animal à la réputation injustement mauvaise.

Le réflexe qui fonctionne sur le terrain

Face à un animal rencontré dans un jardin ou près d’une mare, trois observations suffisent la plupart du temps : la texture de la peau, sèche et granuleuse ou lisse et humide, la longueur des pattes arrière, courtes ou allongées, et la réaction immédiate, une marche prudente ou un bond franc vers l’eau. Ce trio de critères, plus fiable qu’une simple couleur, permet de trancher sans avoir à retourner l’animal ni à chercher une glande derrière ses yeux.

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