Le colibri circé : petit oiseau coloré, vol rapide et butinage

découvrez la description et le comportement fascinant du colibri circé, ce petit oiseau agile et coloré.
Sommaire6 sections
  1. 01Un des plus petits oiseaux du continent américain
  2. 02Un plumage vert et bleu qui change selon la lumière
  3. 03Un vol capable de tout faire, sauf voler droit longtemps
  4. 04Du nectar, mais pas seulement
  5. 05Peu bavard, sauf pour séduire
  6. 06Une espèce qui ne figure pas parmi les plus menacées

Le colibri circé mesure à peine dix centimètres et pèse moins de cinq grammes, à peu près le poids d'une pièce d'un euro. Il vit loin des forêts tropicales denses qu'on lui prête souvent : cet oiseau-mouche fréquente surtout le Mexique et le sud des États-Unis, dans des milieux parfois secs, très éloignés de l'image humide qu'on associe d'ordinaire aux colibris.

Un des plus petits oiseaux du continent américain

colibri circé posé sur une branche, gorge bleu-vert scintillante, bec rouge à pointe noire

Avec une longueur de neuf à dix centimètres et une masse comprise entre trois et quatre grammes et demi, le colibri circé compte parmi les plus petits oiseaux d'Amérique du Nord. Son bec, rouge carmin sur la majeure partie de sa longueur et noir à l'extrémité, mesure entre six et dix millimètres, une taille adaptée aux corolles peu profondes des fleurs qu'il visite. Ses pattes sont courtes, sa queue également, ce qui accentue l'impression de compacité de l'oiseau en vol. À ce poids, le moindre coup de vent peut compliquer un vol stationnaire, ce qui pousse souvent ces colibris à privilégier les fleurs situées à l'abri du feuillage plutôt qu'en pleine exposition.

Un plumage vert et bleu qui change selon la lumière

Le dos et les ailes affichent un vert métallique qui accroche la lumière à chaque mouvement. La gorge et le menton, eux, brillent d'un bleu-vert scintillant qui peut virer au bleu profond selon l'angle d'observation, un phénomène dû à la structure des plumes plus qu'à un pigment. La poitrine et le ventre restent verts, tandis que la queue prend une teinte bleu foncé à noir. Cette palette, propre au mâle, sert autant au camouflage dans le feuillage qu'à la parade nuptiale. La femelle, plus discrète, arbore un plumage globalement plus terne, une différence courante chez les colibris où l'éclat des couleurs revient presque toujours au sexe qui doit séduire plutôt qu'à celui qui couve.

Un vol capable de tout faire, sauf voler droit longtemps

Le colibri circé partage avec les autres colibris une agilité de vol remarquable : il peut avancer, reculer, se déplacer latéralement et rester suspendu en vol stationnaire au-dessus d'une fleur. Cette maîtrise vient d'un battement d'ailes qui peut dépasser plusieurs dizaines de coups par seconde, une dépense d'énergie considérable pour un animal aussi léger. C'est justement ce vol stationnaire qui lui permet de prélever le nectar sans se poser, tout en restant prêt à fuir au moindre danger.

Du nectar, mais pas seulement

Contrairement à une idée répandue, le colibri circé ne se nourrit pas uniquement de nectar. Il capture aussi de petits arthropodes, araignées, mouches et hyménoptères, une source de protéines qu'aucune fleur ne peut fournir. Il butine les fleurs de plusieurs familles végétales, dont l'agave et certains cactus du genre Opuntia, ce qui confirme son adaptation à des milieux plus arides que la forêt tropicale humide qu'on lui associe parfois à tort. Cette souplesse alimentaire explique aussi pourquoi l'espèce se reproduit à des périodes différentes selon la région : de janvier à mai au Mexique, mais plutôt d'avril à août plus au nord, aux États-Unis, là où le printemps arrive plus tard.

Peu bavard, sauf pour séduire

Le colibri circé reste globalement discret sur le plan vocal, se limitant à de petits cris répétés en guise de bavardage courant. Le mâle change de registre lors de la parade nuptiale, où il émet un cri plus aigu destiné à retenir l'attention de la femelle. C'est elle, seule, qui construit ensuite le nid et qui couve, pendant deux à trois semaines, une ponte d'un ou deux œufs blancs de forme allongée.

Une espèce qui ne figure pas parmi les plus menacées

L'Union internationale pour la conservation de la nature classe le colibri circé dans la catégorie de préoccupation mineure, signe d'une population globalement stable sur son aire de répartition. Cela ne dispense pas l'espèce de dépendre étroitement de la disponibilité des fleurs : sa petite taille impose une dépense énergétique quotidienne considérable, et un territoire pauvre en nectar peut rapidement devenir invivable pour lui. Sa capacité à voler vite et à se maintenir en vol stationnaire reste également son meilleur atout pour échapper aux prédateurs qui guettent, depuis les branches voisines, un oiseau trop occupé à butiner pour surveiller son environnement.

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