Attirer les oiseaux au jardin : nichoirs, mangeoires et bon moment

découvrez comment créer un paradis pour les oiseaux dans votre jardin grâce à nos astuces et conseils pour les attirer et les accueillir.
Sommaire8 sections
  1. 01Installer le nichoir avant la fin de l’hiver
  2. 02Empêcher écureuils et pics d’agrandir le trou
  3. 03Nettoyer en automne, pas avant
  4. 04Observer sans déranger
  5. 05Adapter la nourriture à chaque espèce
  6. 06Ne jamais négliger l’eau
  7. 07Planter pour nourrir et pour abriter
  8. 08Laisser une part de désordre

Un nichoir posé au mauvais moment reste vide toute la saison. Entre le calendrier d’installation, la protection contre les prédateurs et le choix des graines, quelques règles simples suffisent à transformer un jardin ordinaire en halte régulière pour les oiseaux du voisinage.

Installer le nichoir avant la fin de l’hiver

une mésange se pose à l'entrée d'un nichoir en bois accroché à un arbre du jardin.

Le calendrier compte plus qu’on ne le croit. Un nichoir doit être en place avant la fin février, pour être prêt quand débute la période de reproduction. Certaines espèces s’y engagent tôt : les mésanges bleues et charbonnières commencent parfois à repérer les cavités disponibles dès la fin de l’hiver, bien avant la ponte proprement dite. Un nichoir installé en mars ou en avril rate donc une partie des candidats. Posé plus tôt, en automne ou en hiver, il rend en plus un service supplémentaire : plusieurs espèces s’en servent comme abri contre le froid, en dehors de toute intention de nidification.

Empêcher écureuils et pics d’agrandir le trou

Un trou d’envol trop large ouvre la porte à des prédateurs plus gros que les occupants prévus. Les écureuils, et certains pics comme le pic vert ou le pic épeiche, rongent ou martèlent régulièrement le pourtour du trou pour l’élargir et atteindre la nichée. Une plaque métallique fine, vissée autour de l’orifice, empêche ce grignotage sans gêner l’entrée des petits oiseaux. Pour les nichoirs posés sur un tronc lisse, une bande métallique ou une gaine anti-grimpeur autour du tronc limite aussi l’accès des chats et des martres.

Nettoyer en automne, pas avant

Le nettoyage intervient après le départ des jeunes, en fin d’été ou en automne, jamais pendant la période de reproduction. Il consiste à retirer la totalité des matériaux du nid, mousse, brindilles, plumes, puis à brosser l’intérieur des parois pour déloger les parasites qui s’y sont installés au fil de la saison. C’est aussi l’occasion de vérifier l’état général du nichoir : bois fendu, toit qui prend l’eau, fixation qui a bougé, autant de défauts à corriger avant l’hiver suivant.

Observer sans déranger

Ouvrir un nichoir pour regarder à l’intérieur pendant la couvaison ou l’élevage des jeunes comporte un vrai risque : certaines espèces abandonnent la nichée si elles perçoivent une intrusion répétée. Des jumelles et un peu de patience à distance suffisent pour suivre l’essentiel, les allers-retours des parents chargés de nourriture, puis les premières sorties des jeunes hors du trou, généralement plus spectaculaires que ce que l’observation directe aurait permis de voir.

Adapter la nourriture à chaque espèce

La diversité des graines proposées détermine en grande partie la diversité des visiteurs. Les graines de tournesol attirent mésanges, verdiers et sittelles. Les chardonnerets élégants, eux, recherchent surtout les graines de chardon ou de nyjer, plus fines. Les boules de graisse, riches en énergie, aident les petits oiseaux à passer les nuits froides de l’hiver, période où leurs besoins caloriques grimpent fortement. Des fruits mûrs, pommes ou raisins coupés en deux, complètent l’offre pour les merles, les grives et les étourneaux, davantage attirés par les fruits que par les graines.

Ne jamais négliger l’eau

Boire et se baigner comptent parmi les besoins les plus constants des oiseaux, toute l’année, pas seulement en été. Un bain d’oiseaux peu profond, posé dans un endroit dégagé où un chat ne peut pas surprendre les baigneurs, répond aux deux usages à la fois. L’eau stagnante favorise en revanche la transmission de maladies entre individus, ce qui impose de la renouveler tous les deux ou trois jours, plus souvent en période de forte chaleur.

Planter pour nourrir et pour abriter

Les haies d’essences locales rendent un double service que ne rendra jamais un nichoir : elles offrent un abri dense contre les prédateurs et les intempéries, et elles produisent une nourriture disponible sans intervention humaine. Le houx, le pyracantha et l’aubépine portent des baies consommées tout l’hiver par les merles et les grives, tandis que leurs branches épineuses découragent les prédateurs terrestres de s’y aventurer. Un jardin qui combine haies fournies, points d’eau et nichoirs bien placés attire, avec le temps, une diversité d’espèces qu’aucun de ces trois éléments pris seul ne suffirait à réunir.

Laisser une part de désordre

Un coin d’herbes hautes, un tas de bois mort ou une bande de terrain non tondue hébergent des insectes, des chenilles et des graines sauvages qui composent une part importante du régime des oiseaux insectivores en période de reproduction. Beaucoup de parents ne nourrissent leurs oisillons qu’avec des proies vivantes, même les espèces réputées granivores à l’âge adulte, parce que les jeunes ont besoin de protéines pour grandir. Un jardin trop net, sans recoin ni matière en décomposition, offre paradoxalement moins de ressources qu’un jardin légèrement laissé à lui-même sur une partie de sa surface.

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