Los Angeles interdit la vente de vêtements en fourrure animale
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En 2019, Los Angeles vote l’interdiction de la fourrure sur son territoire, avant de l’appliquer réellement deux ans plus tard, en 2021. En 2023, une loi californienne plus large englobe la majeure partie de ce texte municipal, sans que le calendrier initial ait été respecté du premier coup. Voici la chronologie exacte, ce que le texte couvre réellement, et ce qu’il laisse de côté.
Los Angeles suit, elle n’invente pas
West Hollywood a été la première ville des États-Unis à interdire la vente de fourrure neuve, dès 2011. San Francisco a suivi en 2018, avec une entrée en vigueur au 1er janvier 2019. Le conseil municipal de Los Angeles a voté son propre texte début 2019, ce qui a fait de la ville la plus grande agglomération américaine à adopter une telle interdiction, sans en être l’initiatrice.
Trois ans entre le vote et l’application
Le texte municipal de Los Angeles n’est entré en vigueur que le 1er janvier 2021, soit près de deux ans après son adoption. Ce délai a laissé aux commerçants le temps d’écouler leurs stocks de fourrure neuve avant que la vente n’en devienne illégale sur le territoire de la ville. Un écart comparable s’est reproduit à l’échelle de l’État : la loi californienne, signée en 2019, n’a pris effet que le 1er janvier 2023.
Ce que l’ordonnance interdit, et ce qu’elle épargne
Le texte prohibe la vente, la fabrication et l’exposition à la vente de fourrure neuve. Il exempte explicitement la fourrure d’occasion revendue en friperie ou en dépôt-vente, ainsi que le cuir, la peau de mouton tannée, les peaux de vache et de cerf, et les usages liés à la chasse ou à la taxidermie. Un manteau de fourrure hérité ou acheté avant l’entrée en vigueur du texte reste parfaitement légal à porter et à revendre d’occasion.
2023, la Californie prend le relais
En octobre 2019, le gouverneur Gavin Newsom a signé l’Assembly Bill 44, qui fait de la Californie le premier État américain à interdire la vente de fourrure neuve sur l’ensemble de son territoire. Entrée en vigueur au 1er janvier 2023, cette loi reprend les mêmes exemptions que les ordonnances municipales qui l’ont précédée et rend, de fait, les textes de West Hollywood, San Francisco et Los Angeles redondants avec une règle unique valable partout dans l’État.
Des marques déjà converties avant la loi
Gucci a annoncé l’abandon de la fourrure en 2017, Versace en 2018, Michael Kors la même année. Ces décisions ont précédé le vote californien de plusieurs années et relevaient de choix commerciaux propres à chaque maison, pas d’une obligation légale à Los Angeles : aucune de ces trois marques n’a modifié sa politique en réaction directe à l’ordonnance municipale.
Une clause distincte pour l’alligator et le crocodile
La loi californienne de 2019 ne se limitait pas à la fourrure : elle interdisait dans le même texte la vente de peaux d’alligator et de crocodile. Cette clause a fait l’objet d’un recours juridique séparé de la part de professionnels de la maroquinerie, ce qui a retardé son application indépendamment du volet fourrure, entré en vigueur comme prévu en 2023. Les deux interdictions, votées ensemble, n’ont donc pas suivi le même calendrier.
Douze ans après le vote de West Hollywood, la fourrure neuve n’est donc plus en vente légale nulle part en Californie, mais par l’effet d’une loi d’État entrée en vigueur en 2023, pas d’une décision isolée de Los Angeles en 2025.
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