Le blesbok ou damalisque à front blanc : savane, harde et prédateurs

plongez dans l'univers captivant du blesbok, ou damalisque à front blanc. explorez ses habitudes, son habitat naturel et son comportement unique, tout en découvrant les efforts de conservation dédiés à cette espèce emblématique d'afrique.
Sommaire6 sections
  1. 01Deux sous-espèces, une seule bande blanche qui les distingue
  2. 02Le Highveld plutôt que la côte
  3. 03Un ruminant qui ne s’éloigne jamais de l’eau
  4. 04Vie en harde et hiérarchie de territoire
  5. 05Une vitesse de pointe utile face aux grands prédateurs
  6. 06Statut de conservation : deux trajectoires opposées

Le blesbok et le bontebok sont deux sous-espèces d’une même antilope, le damalisque à front blanc, et l’essentiel de leur différence tient à une bande blanche sur le museau : continue chez le bontebok, coupée par une fine bande brune chez le blesbok. Cette nuance, minime en apparence, sépare une antilope commune des plaines du Highveld d’une autre longtemps au bord de l’extinction dans le Cap.

Deux sous-espèces, une seule bande blanche qui les distingue

antilope brun roux à la face marquée d’une bande blanche broutant dans une prairie sud-africaine

Le blesbok (Damaliscus pygargus phillipsi) est une antilope de la famille des bovidés, sous-espèce du damalisque à front blanc au même titre que le bontebok (Damaliscus pygargus pygargus), cantonné aux plaines côtières du Cap. Les deux partagent la même silhouette et la même bande blanche faciale, mais le blesbok occupe un territoire bien plus vaste et sa population se compte en centaines de milliers de têtes, contre quelques milliers pour le bontebok.

Le blesbok mesure de 140 à 160 centimètres de long pour une hauteur au garrot de 85 à 100 centimètres. Les femelles pèsent de 55 à 70 kilos, les mâles de 65 à 80 kilos. Le pelage brun rougeâtre contraste avec des zones blanches sur le front, le ventre et les pattes, et les deux sexes portent des cornes en forme de lyre, annelées, longues de 35 à 50 centimètres.

Le Highveld plutôt que la côte

Le blesbok occupe les prairies et savanes arborées du Highveld sud-africain et du Lesotho voisin, un plateau intérieur sec, à la différence du bontebok qui ne vit que dans la végétation de fynbos des plaines côtières du Cap-Occidental. Cette séparation géographique explique pourquoi les deux sous-espèces, capables de s’hybrider en captivité, ne se croisent presque jamais à l’état sauvage.

Un ruminant qui ne s’éloigne jamais de l’eau

Herbivore et ruminant, le blesbok se nourrit d’herbes courtes, de graminées et de jeunes pousses, et reste toujours à proximité d’un point d’eau, dont il ne peut pas se passer sur le plateau sec du Highveld. Son activité se concentre tôt le matin et en fin de journée, les heures les plus chaudes étant passées au repos à l’ombre.

Vie en harde et hiérarchie de territoire

Le blesbok vit en groupes d’une dizaine d’individus dominés par un mâle qui défend un territoire fixe pendant la saison de reproduction, tandis que les mâles sans territoire se regroupent en troupeaux de célibataires. Cette organisation territoriale, plus marquée que chez de nombreuses autres antilopes africaines, structure toute la vie sociale de l’espèce hors saison des naissances.

Une vitesse de pointe utile face aux grands prédateurs

Le blesbok peut dépasser 80 kilomètres à l’heure en pointe sur de courtes distances, une vitesse qui lui permet d’échapper au lion, au guépard, au léopard et au lycaon présents sur son territoire. Cette vitesse compte parmi les meilleurs atouts de survie de l’espèce, aux côtés d’une vigilance collective qui repère tôt l’approche d’un prédateur.

Statut de conservation : deux trajectoires opposées

Le blesbok est classé en préoccupation mineure par l’UICN, avec une population abondante entretenue dans des réserves privées et des fermes de chasse à travers l’Afrique du Sud. Le bontebok, à l’inverse, reste classé vulnérable : réduit à quelques dizaines d’individus au début du vingtième siècle après une chasse intensive, il ne doit sa survie qu’à la création de réserves dédiées dans le Cap, avant d’être réintroduit ailleurs sous surveillance.

Résumer cet article avec :

Partager :